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L’avenir de l’Euro

J’ai échangé ces derniers jours avec ma fille Marie-Noëlle (MN) plusieurs emails. Avec son accord, je les reprends ci-dessous.

Le samedi 3 décembre: MN :

Cher papa,

Quand tu as le temps, j’aimerais bien avoir ton avis sur cet article:http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/12/02/31002-20161202ARTFIG00248-jacques-sapir-le-referendum-en-italie-peut-provoquer-l-implosion-de-l->Merci d’avance et bon dimanche.

Note de Pierre (P) : si le lien ne fonctionne pas vous pouvez taper sur GOOGLE Le Figaro Jaques Sapir Euro.

 

Le 5/12  P

En 1978, j’ai écrit pour Intermédiaire (c’est évidemment moins prestigieux que le figaro, mais c’était le périodique des universitaires et des cadres) une réflexion sur la future monnaie européenne, en deux articles, comme Jacques Sapir. J’y montrais que l’histoire des unions monétaires montrait une constante. Je tiens l’article à ta disposition.

Les seules unions monétaires durables sont de deux types: coloniales et impériales, par exemple le franc CFA en Afrique regroupant les colonies françaises, ou créées par une puissance tutélaire, par exemple l’union monétaire belgo-luxembourgeoise.

Je démontre dans cet article que le groupe de type colonial comporte un membre dirigeant indiscuté qui impose sa discipline en acceptant que les autres lient leur devise commune à celle du membre dirigeant, mais les deux devises restent différentes, pour que le membre dirigeant ne puisse voir sa devise malmenée à cause de comportements irresponsables des colonies. Le second type est théoriquement constitué de partenaires égaux, mais est en réalité totalement inféodé à la puissance tutélaire. Les politiques sociales, économiques, financières, militaires et étrangères doivent être liées fortement. La monnaie est commune.

Depuis des dizaines d’années, j’affirme que l’Union Economique Européenne est le plus grand gaspillage jamais créé par l’homo sapiens ! Car ses tenants 6, puis 10 … et maintenant 28 dont un est partant, voulaient une union d’égaux, chacun ayant la capacité de bloquer tous les autres: souviens-toi que la Wallonie (3 millions de wallons sur plus de 300 millions d’européens) a tenu le CETA en échec pendant deux semaines ! L’UE est donc bien un ramassis d’égaux avec des politiques sociales, économiques, financières, militaires et étrangères largement divergentes, et parfois totalement inconciliables. Ce n’est pas viable et je me réjouirais si l’Union monétaire pouvait s’effondrer et que le BENELUX se reconstituait et s’arrimait solidement à l’Allemagne comme au bon vieux temps !

En 2000, j’ai participé à un colloque où Georges Jacobs (président de UCB à l’époque) faisait le dithyrambe de l’UE et de l’Euro. J’ai osé lui demander s’il avait un plan B au cas où l’Euro disparaîtrait. Tout le monde m’a regardé comme un extraterrestre déconnecté. Et il a ironisé sur ma question pour faire rire l’audience. Ce qu’il a réussi parfaitement !

L’essentiel de ce que décrit Jacques Sapir est possible. Et quand je dis l’essentiel, c’est ce qui précède. Les détails infiniment précis de son argumentation décrivent l’avenir comme le ferait un ingénieur dans son domaine d’activité. C’est ridicule pour un économiste. Nous savons tous que les mêmes hypothèses de base en économie et en politique étrangère peuvent donner des résultats fort différents suivant l’époque et les circonstances du moment. Pas de science exacte dans ces domaines. C’est comme le papillon qui bat des ailes à Tokyo qui peut provoquer aussi bien une tempête à Paris qu’un zéphire langoureux. On peut toujours tout expliquer par après, mais ne rien prévoir correctement !

Comme Renzi a démissionné ce matin, nous pourrons vérifier tout de suite ses prédictions. En fait, Renzi a mis sa démission en suspens. Mais le référendum a refusé la politique qu’il proposait. Jacques Sapir prévoyait en conséquence le chaos. Le résultat, en tous cas pour le moment, est une envolée enthousiaste de plusieurs % de toutes les bourses européennes !

 

Le 5/12 MN :

Merci beaucoup!

Mais si ce que Jacques Sapir écrit est correct, est-ce que ça veut réellement dire qu’Angela Merkel, quand elle se plaint que l’Allemagne doive payer pour les pays du Sud, n’est pas honnête car la monnaie unique aurait pour l’Allemagne l’effet favorable d’une monnaie sous-évaluée?

Et penses-tu que Fillon soit capable de changer son fusil d’épaule et de renoncer à l’euro? Ou les Français qui souhaitent cette sortie devront-ils résolument voter Le Pen ou Mélenchon?

Un immense merci, et bonne soirée.

Le 7/12 P :

Résumons la situation.

Depuis la fin de la guerre de 1940, l’Allemagne veut se faire pardonner les deux guerres mondiales. « Plus jamais cela » a été le leit motiv constant à la base de la CECA, de la première communauté à 6 et de tous les élargissements qui ont suivi. L’Allemagne a toujours payé pour les pays du Sud ! Ce n’est pas de sa faute si son économie mériterait une monnaie plus forte que l’Euro. Il est vrai que de ce fait, elle vend plus facilement sur le marché mondial car en plus ses produits sont meilleurs. Mais en contrepartie, elle achète ses matières premières (pétrole etc.) plus cher. Pendant ce temps-là, les pays du Sud empruntent des milliards d’Euros avec un taux d’intérêt bien plus faible que ce qu’ils devraient payer en monnaie nationale et quand ils ne savent pas rembourser car ils ont longtemps remis de faux bilans, c’est encore l’Allemagne qui casque. Je suis convaincu que l’Allemagne serait encore bien plus riche qu’elle ne l’est maintenant, si depuis soixante ans elle n’avait pas joué « profil bas » pour se faire pardonner. C’est pourquoi j’appelle de tous mes vœux la disparition de l’Euro, et de l’union européenne sous sa forme tatillonne, vaniteuse, verbeuse et dispendieuse actuelle, et le rattachement d’un nouveau franc belge (sévèrement surveillé par la Bundesbank) à la zone deutsche mark.

En ce qui concerne Fillon il me semble que son programme est tout à fait incompatible avec les exigences actuelles de l’Union européenne (UE), insupportables pour une majorité de pays membres de l’UE. Mais ce n’est pas avant plusieurs mois qu’il sera président de la république française ! Et plusieurs membres de la Commission sont taraudés de doutes. Soit, c’est elle qui change son fusil d’épaules, soit elle explose. Comme tu peux le comprendre de ce qui précède, je le souhaite si les pratiques de l’UE ne peuvent pas être fondamentalement transformées. Quelle économie de temps et d’argent pour tous les européens !

L’UE était condamnée dès sa naissance, car elle ne respectait aucun des deux schémas que je décris plus haut, colonial ou tutélaire. Tout le monde le savait. Et si les politiciens du moment ont justifié l’Euro, mais qui s’en souvient, c’est par le pauvre argument suivant : nous sommes bloqués, mais nous allons donner un formidable élan à l’Europe en lui « donnant » une monnaie unique. C’était la première pièce de son cercueil ! Mais comme Georges Jacobs, personne ne voulait l’entendre.

 

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Les descriptions de l’intérieur d’un trou noir et du Big Bang sont-elles scientifiques ?

 

 

Table des matières

1       Bref rappel de la géométrie de la relativité restreinte.

2       La géographie de l’intérieur d’un trou noir.

2.1         La cosmologie actuelle.

2.2         L’inversion de l’espace et du temps à l’intérieur de l’horizon.

3       L’intérieur de l’horizon est-il l’objet d’une religion ou d’une science exacte ?

3.1         Le principe de Mach.

3.2         La Relativité d’Einstein.

3.2.1          Le muon.

3.2.2          Les jumeaux relativistes.

3.2.3          Le GPS (Global Positioning System).

4       La vie d’un trou noir.

4.1         La naissance.

4.2         Le cannibalisme éternel.

5       La densité d’un trou noir.

6       Et le Bing Bang ?

6.1         L’inflaton.

6.2         Avant l’Inflaton ?

6.3         Au tout début.

7       Conclusion.

 

1         Bref rappel de la géométrie de la relativité restreinte.

Beaucoup sont convaincus que l’espace-temps à quatre dimensions de la relativité restreinte ne peut pas être visualisé, car notre esprit ne peut imaginer un espace à plus de trois dimensions. Dans mon livre intitulé E = mc2 (Voir la rubrique Livres sur ce blog), figure au chapitre 8.2, Les vecteurs de l’espace-temps, une représentation claire et parfaitement compréhensible de l’espace-temps de la relativité restreinte :

esptphoto

J’ai, pour ce faire, résumé l’espace de Newton à une dimension, celle des abscisses. Le temps est en ordonnées. Vous êtes habitués à considérer que la vitesse maximale dans la relativité restreinte est de 300.000 km/s. Et qu’elle n’est atteinte que par les photons parce qu’ils n’ont pas de masse. Je ne vais pas reprendre ici mon livre, disponible en version électronique sur Amazon et sur itunes. Vous y verrez que la vitesse de 300.000 km est une constante importante et qu’en réalité tout être se déplace à une vitesse mathématiquement égale à 300.000 km/s dans l’espace-temps de la relativité restreinte.

C’est ce qu’explicite le graphique. L’unité de temps est la seconde. Je n’ai dessiné qu’une seconde avec ses cinq décimales 0,2, 0,4 etc. L’unité d’espace est la vitesse de la lumière c. 0,5 représente donc 150.000 km/s. Avec les unités choisies, la vitesse Vet d’un mobile quelconque dans l’espace de la relativité restreinte est toujours = 1. Elle est égale à la somme des vecteurs Ve (vitesse dans l’espace de Newton) + Vt (vitesse dans le temps). N’importe quel mobile est donc situé sur un cercle de rayon 1.  Assis dans mon fauteuil, ma vitesse dans le temps (axe vertical) vaut 1 (une seconde par seconde), dans l’espace de Newton (l’axe horizontal), elle vaut 0. Je suis donc à une distance 1 sur l’axe vertical. (1 sur fond noir)

Dans une fusée, je suis quasiment au même endroit du graphique, car la vitesse d’une fusée est ridiculement faible par rapport à celle de la lumière (de l’ordre de quelques milliers de km/h contre 300.000 km/s.) (2 sur fond noir)

Les photons sont au point 1 sur l’axe horizontal. Leur vitesse dans le temps est nulle. Une seconde, pour eux, dure l’éternité ! ( 3 sur fond noir)

Nous voyons sur le graphique qu’un mobile qui aurait une vitesse de 0,5 dans l’espace de Newton a une vitesse de l’ordre de 0,85 dans le temps. En fait 0,866 comme calculé par la formule utilisée dans mon livre E = mc2. C’est ce que l’on appelle la dilatation du temps de la relativité restreinte. Les secondes passent d’autant moins vite que l’on se déplace plus vite dans l’espace de Newton.

Ce graphique simple à lire et à interpréter est une carte des vitesses dans l’espace-temps.

Tout ce qui précède est un résumé ad hoc très succinct de E=mc2.

2         La géographie de l’intérieur d’un trou noir.

2.1       La cosmologie actuelle.

La cosmologie actuelle affirme que le trou noir abrite une singularité centrale où se concentre à une densité infinie tout ce que le trou noir a avalé. Elle affirme également que le trou noir est abrité à tout jamais de notre investigation par un horizon qui marque la sphère à l’intérieur de laquelle tout ce qui est entré est définitivement piégé. Stefen Hawking évoque bien l’évaporation des trous noirs par effet quantique, mais tout cela reste purement qualitatif et ne repose sur aucune observation. Mais en fait, qu’y a-t-il entre la singularité et l’horizon du trou noir ? Une mode nouvelle est d’affirmer qu’à l’intérieur du trou noir l’espace et le temps ont interverti leur fonction. Comme je ne comprenais pas ce que cela voulait dire, j’ai cherché sur GOOGLE et Futura science.

2.2       L’inversion de l’espace et du temps à l’intérieur de l’horizon.

J’ai tapé sur GOOGLE « trou noir inversion espace-temps ». J’ai examiné les documents proposés sur les trois premières pages. Rien que du bla-bla ! L’un d’eux parle même de mystique et de gnose !

J’ai alors tapé sur GOOGLE « black hole inversion space time ». En première page de la réponse figure le document « Changing places – space and time inside a black hole – Einstein on line ». Très clair et basé sur des graphiques, ce que j’apprécie comme vous pouvez l’imaginer par ce qui précède. Il est demandé à celui qui cite cet article d’ajouter comme référence « Markus Pössel in Einstein on line Vol. 04 (2010) »

pôsselphoto

Je ne pense pas enfreindre le copyright en vous présentant le graphique final qui résume les 7 pages du document. Je conseille vivement à tous de télécharger ce document pour comprendre la démarche de l’auteur. Il décrit le trou noir et son environnement à l’aide du cylindre bleu qui représente l’horizon du trou noir et du rectangle gris qui représente l’espace avec deux dimensions (mon graphique n’en présente qu’une, je vous le rappelle).

L’auteur nous rappelle qu’à l’extérieur de l’horizon le temps est une direction one way sur un axe vertical: il ne va que vers le futur. A l’intérieur du cylindre, le plan de l’espace est décrit en coordonnées polaire et c’est la coordonnée radiale qui est one way. Rien ne peut revenir en arrière et tout doit se diriger vers la singularité au centre.

Un peu compliqué ? Certes ! Et j’ai dû lire et relire l’article avant d’oser le commenter. L’auteur reconnait lui-même que son dessin n’est pas une représentation graphique, mais bien une « analogie ». J’en retiens que la soi-disant inversion temps-espace viendrait de la constatation qu’à l’extérieur de l’horizon le temps est une coordonnée one way alors qu’à l’intérieur c’est la coordonnée radiale (d’espace donc) qui est one way. Beaucoup de bruit pour pas grand-chose !

3         L’intérieur de l’horizon est-il l’objet d’une religion ou d’une science exacte ?

3.1       Le principe de Mach.

Ernst Mach (1838 – 1916) est considéré comme le père du positivisme scientifique pour sa déclaration que Aucune affirmation n’est possible en sciences naturelles, si elle n’est pas vérifiable expérimentalement.

Par définition même du trou noir, aucune théorie scientifique concernant l’intérieur de l’horizon d’un trou noir ne sera jamais vérifiable expérimentalement. Accepter une théorie quelconque sur l’intérieur d’un trou noir est donc à jamais un acte de foi ! C’est aussi vrai que pour la théorie des cordes que j’ai éreintée dans un article de la rubrique Mécanique quantique de ce blog.

Mais nous pouvons aborder l’horizon du trou noir par son côté visible pour imaginer comment le trou noir se forme sous nos yeux. Mais nos yeux sont-ils fiables en l’occurrence ? Je propose en tous cas d’appliquer le principe de Mach : n’utiliser que des théories actuellement confirmées par des observations.

Pour éviter toute équivoque, j’ajoute qu’il y a un autre principe de Mach énoncé par Einstein et repris dans mon livre La gravité, ça creuse in fine du chapitre 8 Le baquet de Newton, qui n’a rien à voir avec notre sujet.

3.2       La Relativité d’Einstein.

Nous allons faire référence à la dilatation du temps pour les mobiles à vitesse relativiste. En voici trois exemples.

3.2.1        Le muon

Le muon produit dans la haute atmosphère (10 à 12 km) par désintégration de rayons cosmiques a une vitesse propre qui vaut 0,997 c. En vertu du graphique qui figure sous 1, sa dilatation du temps est de 12,92. Sa durée de vie moyenne est de 2,2 microsecondes. En 2,2 ms à une vitesse de 0,997 c, il ne pourrait pas dépasser une trajectoire de 660 m. De notre point de vue par contre, à 0,997 c, sa durée de vie atteint 28,42 microsecondes. A une vitesse de 0,997 c, il parcourt donc à nos yeux 5,6 km grâce à la dilatation du temps de la Relativité.

Comment pouvons-nous observer des muons ici au niveau du sol ? C’est inexplicable sans tenir compte de la dilatation relativiste du temps. Sans elle, les muons se désintégreraient bien avant d’atteindre notre point d’observation au sol. Avec elle, ils descendent jusqu’à environ 5 km. Pas encore visibles donc ? J’ai utilisé pour mon calcul la durée de vie moyenne du muon. La durée de vie de chaque muon individuellement est répartie sur une courbe de probabilité. Ce qui explique qu’une partie d’entre eux atteint le niveau du sol. Si vous voulez le vérifier, tapez sur GOOGLE « relativistic speed muon » et téléchargez deux article : « Muon experiment in relativity – Georgia State University » et « Preston College Cosmic Ray Group – muon mean lifetime ».

3.2.2        Les jumeaux relativistes.

Dans mon bouquin Notre escapade dans l’espace-temps, au point 2.3. de l’appendice mathématique, je détaille la célèbre expérience des jumeaux dont l’un part pour un voyage à vitesse relativiste et retrouve au retour son jumeau deux fois plus vieux que lui. Vous me direz que cet exemple n’obéit pas au principe de Mach, mais il est tellement célèbre…De toutes façons, les deux autres exemples sont eux bien réels.

3.2.3        Le GPS (Global Positioning System).

Je détaille, in fine du point 2.2. dans le même livre, que les GPS ne pourraient pas travailler convenablement si l’on n’avait pas tenu compte dans leur conception de la dilatation du temps relativiste due à la vitesse des satellites et de l’accélération du temps due à la moindre gravité à laquelle ils sont soumis.

Nous pouvons donc considérer que la dilatation du temps obéit au principe de Mach. Et nous allons maintenant l’appliquer à la paroi extérieure de l’horizon d’un trou noir.

4         La vie d’un trou noir.

4.1       La naissance.

Je ne parle pas ici des mini trous noirs du CERN ou du Big Bang. S’il en existe, ils sont formés pour un court instant et selon Stephen Hawking, s’évaporent immédiatement par effet quantique. Pour en savoir plus, tapez sur GOOGLE « evaporation d’un trou noir » et téléchargez «Evaporation des trous noirs – Wikipédia ». Ou lisez de Stephen Hawking, A Brief History of Time, Ch. 7 Black Holes Ain’t So Black.

Les trous noirs dont nous parlons sont ceux qui résultent de l’effondrement gravifique d’une étoile qui a brûlé tout son combustible. Toutes les descriptions de ces trous noirs que l’on peut lire se résument à ceci :

  • Une singularité ponctuelle au centre, constituée de tout ce qui s’est accumulé dans le trou noir par sa capacité à dévorer tout ce qui passe à sa portée. La densité étant ponctuelle, elle est aussi infinie. Elle ne respecte pas le Principe de Mach, parce que personne ne peut le vérifier et parce que personne ne peut dire ce qu’est l’infini. Aucun savant n’a jamais prouvé l’existence de l’infini dans l’univers connu. Nous sommes donc là dans le domaine de la foi et pas de la science.
  • Un horizon qui, sauf par évaporation Hawking, ne peut être traversé que dans un sens : vers la singularité centrale (en supposant qu’elle existe !) car, au niveau de l’horizon, la vitesse de libération est égale à c, et rien dans l’univers connu ne peut dépasser cette vitesse.

4.2       Le cannibalisme éternel.

Qu’avale un trou noir ? Et que peut-il bien en faire ? Pour respecter le principe de Mach, je ne vais utiliser que ce que nous voyons, et ce que nous pouvons considérer comme des lois scientifiques car n’étant contredites par aucune expérience connue. Einstein n’hésitait pas à déclarer. « Quand bien même une grande quantité d’expériences justifieraient une loi scientifique, il suffit d’une seule expérience négative pour qu’elle soit invalidée. »

Le trou noir avale de la masse et du rayonnement électromagnétique. C’est-à-dire de l’énergie, en vertu de la relativité générale. La masse du trou noir augmente avec le temps. Le diamètre de l’horizon augmente en conséquence. Nous pouvons également affirmer que la vitesse d’un mobile proche de l’horizon est proche de c et dirigée vers le trou noir. A une telle vitesse la dilatation du temps est, de notre point de vue, proche de ce que l’on définit par l’infini (plus grand que n’importe quelle grandeur de même nature), mais sans jamais l’atteindre.

C’est d’ailleurs visible sur le premier graphique : quand Ve = 1, Vt = 0. C’est-à-dire que ce que va avaler le trou noir a toujours une vitesse proche de 300.000 km/s, mais que une seconde pour la matière qui va être avalée vaut pour nous quasi l’éternité. Pour nous, la vitesse d’approche du trou noir ne cesse de se réduire, jusqu’à être infiniment proche de 0 à une distance infiniment courte de l’horizon du trou noir. Pas question donc d’affirmer que tout ce qui rentre se précipite vers une singularité. Tout ce qui rentre se dépose avec une infinie délicatesse sur ce qui y est déjà, en couches successives sur l’horizon du moment. Et que pourrait voir un observateur sur place ? Il se voit circuler à 300.000 km/sec s’il est assez solide pour ne pas être déchiqueté par la marée gravifique à laquelle, selon la cosmologie actuelle, il est soumis. Mais, dans ma cosmologie, nous devrions le voir se déposer pour l’éternité avec une douceur infinie sur l’horizon. Pas question donc d’être déchiqueté par effet de marée. Serait-il alors écrasé par l’énorme gravité à laquelle il est soumis ?

Mais que peut bien représenter une gravité infinie dans un temps infiniment dilaté ?

Dans La gravité, ça creuse !, au chapitre 5 Einstein médite, et au chapitre 10, je raconte par une expérience en pensée du « type Einstein » comment ce dernier explique que la gravitation et l’accélération sont deux phénomènes identiques.

L’accélération près de l’horizon du trou noir est la dérivée première par rapport au temps de la vitesse et la dérivée seconde de l’espace par rapport au temps. La gravitation est soumise aux deux mêmes équations. A courte distance de l’horizon du trou noir, la masse inerte d’un mobile est proche de l’infini et le temps dans lequel il se meut est pour nous presque infiniment dilaté. Le numérateur de la vitesse est limité à c. Le dénominateur contient un temps qui tend vers une dilatation infinie. La masse gravifique près de l’horizon du trou noir, elle, tend aussi vers l’infini, comme vous pouvez le voir dans l’Appendice mathématique de Notre escapade dans l’espace-temps au point 4 La masse relativiste de Ciboulette. C’est cette inertie tendant vers l’infini, avec une accélération tendant vers 0 dans un temps infiniment dilaté qui me semble rendre problématique la description actuelle des trous noirs.

La mienne n’est-elle pas plus acceptable pour les observateurs extérieurs que nous sommes et resterons pour toujours ?

En vertu du principe de Mach, nous ne le saurons jamais. Et l’observateur sur place ne pourra jamais nous le dire puisqu’une fois entré dans le trou noir il nous est à jamais inaccessible.

Il sait, lui, que sa vitesse est ralentie à zéro pour tout autre observateur. Il connaît la relativité et constate qu’il voit la même chose que nous, mais d’un point de vue différent. Il navigue à près de 300.000 km par seconde, mais chacune de ses secondes dure quasi une éternité. Il ne s’étonne donc pas comme Ciboulette lors de notre voyage intersidéral :

Vous vous souvenez sans doute, cher lecteur, de notre voyage intergalactique dans une fusée qui s’éloignait de la terre à la vitesse effrayante de 23.417 km/sec (Notre escapade dans l’Espace temps Ch. 6 à 8). Un rayon laser envoyé par Papa nous dépassait à la vitesse de 300.000 km/s. Ciboulette, chargée de mesurer cette vitesse en concluait que son appareil de mesure était détraqué. Bon Papa lui expliquait qu’elle venait seulement de constater que quand des vitesses relativistes interviennent, la loi d’addition des vitesses de Newton n’est plus valable.

5         La densité d’un trou noir.

On peut évaluer la masse d’un trou noir par les mouvements des masses environnantes. La masse d’un trou noir est au minimum de l’ordre d’une dizaine de masses solaires environ. A l’opposé, on connaît au sein de la galaxie NGC 4889, à 300 millions d’années-lumière de notre galaxie, un trou noir dont la masse atteint 21 milliards de Soleil ! L’accrétion s’étant réalisée à une vitesse de libération très proche de 300.000 km/s, la densité (masse/volume intérieur à l’horizon) doit être très importante, égale sinon même supérieure à celle d’une étoile à neutrons.

6         Et le Bing Bang ?

Une approche comme celle qui précède ne pourrait-elle pas modifier quelque peu notre vision du Big-Bang ?

6.1       L’inflaton

Relisez dans E = mc2, le chapitre 3.1 L’Inflaton. Pour faire bref, cet extraordinaire champ de Higgs, à ne pas confondre avec le champ BEH décrit également à la suite, est une énergie négative dont la première manifestation est une transition de phase avec augmentation de 1030 et pour certains auteurs de 10100 du volume de l’Univers en moins de 10-35 secondes !

Depuis lors, il s’est assagi et s’est transformé en constante cosmologique scalaire qui provoque l’expansion de l’univers à un rythme accéléré depuis des milliards d’années. Les masses qui meublent actuellement l’Univers sont donc écartées les unes des autres par une énergie négative de plus en plus grande. Les masses représentent pour la relativité une énergie positive. Stephen Hawking, dans A Brief History of Time ch. 8 The origin and fate of the Universe, affirme qu’il peut démontrer que l’énergie totale de l’Univers est actuellement nulle, les deux énergies étant égales mais de signe contraire.

Tout ce qui précède est à jamais invérifiable. Les chiffres cités sont variables d’un auteur à l’autre. L’Univers n’est devenu lisible que 380.000 ans après le big-Bang, quand le rayonnement électromagnétique (et donc la lumière) a pu se libérer du magma issu du Big-Bang. Il en reste ce que l’on appelle maintenant le Fond Diffus Cosmologique tombé à une température de 2,728 K (degrés Kelvin).

Dans E = mc2 au point 6.2.2., je démontre que si l’énergie de l’Univers a été nulle à un moment quelconque après le Big-Bang, elle l’est restée depuis la fin du Big-Bang. Qu’il y avait-t-il alors dans l’Univers naissant avant l’Inflaton du Big-Bang ?

6.2       Avant l’Inflaton ?

Il ne nous reste du passé de l’Univers avant 380.000 ans après le Big-Bang que le Fonds Diffus. Aucune observation, aucune expérience plus ancienne ne peut nous servir actuellement, en vertu du principe de Mach, pour décrire l’Univers plus jeune que 380.000 ans après le Big-Bang. Nous ne disposons que de ce rayonnement diffus et des lois physiques connues et prouvées par l’expérience. Vous me voyez venir, je vais utiliser la Mécanique Quantique, la Relativité et l’inexistence de l’infini dans notre Univers.

Si la proposition «supposons que » ne reposant sur aucune expérience, ne peut être imposé au nom de l’ordre public ou d’une conviction, elle ne peut pas être exclue non plus, si elle ne contredit aucune loi scientifique acceptée. A moins qu’elle ne conduise à invalider cette loi. Relisez à l’occasion Einstein sous 4.2.

6.3       Au tout début.

Supposons que l’Univers à son début, était minuscule, de l’ordre de la distance de Planck (1,616252*10-35 m). Nous sommes dans le domaine de la mécanique quantique. Pourquoi cet Univers est-il soudainement apparu, avec toutes les lois que nous lui connaissons maintenant ? Je laisse à plus téméraire que moi de se disputer jusqu’à la fin des temps avec d’autres téméraires rabiques.

Dans ce domaine, le principe d’incertitude de Heisenberg permet la survenance d’une explosion d’énergie qui peut être d’autant plus grande que sa vie est courte. C’est ce qui est arrivé avec l’Inflaton dont l’énergie dans un espace aussi restreint était évidemment minuscule, puisque nous savons qu’il s’agit d’un scalaire qui imprègne tout le volume de l’Univers. Nous supposons que l’Inflaton a produit le Big-Bang et dure depuis. La loi de la conservation de l’énergie, qui n’a jamais été mise en cause, impose donc de supposer qu’en même temps que l’énergie négative de l’Inflaton est née une énergie positive que nous appelons Gravitation et qui suppose la naissance de masses sous une forme inconnue à ce moment. Ces masses se matérialiseront à 10-11 secondes lors de la transition de phase du BEH libérant le champ nucléaire faible et le champ électromagnétique.

Cette naissance est bien décrite par Brian Greene telle que reprise dans E= mc2 in fine du 3.1. L’Inflaton. Ce qui précède décrit une naissance du monde qui ne nécessite pas le passage par quelque singularité infinie et satisfait au principe de Mach.

7         Conclusion.

Rien de ce qui est raconté dans la littérature scientifique sur la vie et la constitution de l’Univers ou sur la géographie d’un trou noir ne respecte le principe de Mach. Pour un adepte de la démarche scientifique de Mach, la seule démarche valable n’est-elle pas du type qui précède ?

J’ajoute que ma description supprime le recours à l’un ou l’autre infini physique qui est généralement considéré par les plus savants des physiciens comme une erreur de calcul à corriger.

Mais je ne suis pas physicien. Je ne suis qu’ingénieur civil arrivé sur le tard à aborder ces énigmes.

La théorie des cordes, un conte de fées ?

Le 10 juin 2015, Jacqpote m’écrit:
Pour moi, la théorie de la mécanique quantique est incompréhensible. Des dimensions multiples, dépassant même la dizaine !
Et il n’y toujours pas de théorie globale, puisque la gravitation échappe à toute unification.
Bien malheureusement, car c’est la force qui nous est la plus présente, et de loin.
Je suis donc sceptique quant à la validité de la théorie des cordes, notamment.
Ma réponse.
Je ne trouve pas juste de parler d’une dizaine de dimensions dans la mécanique quantique (MQ). Je crois que tu fais allusion à la Théorie des cordes. Ses auteurs essayent désespérément de la présenter comme le futur de la MQ. En fait c’est une théorie mathématique affreusement compliquée, pour laquelle les auteurs cherchent une application sans encore l’avoir trouvée, en tous cas pour le moment. Pour Wikipaedia, la complexité extrême de la théorie ne permet pas à ce jour d’aboutir à des résultats utilisables sans approximations grossières. C’est avant tout une théorie mathématique ayant des visées physiques dont le bien-fondé reste à montrer par l’expérience. Déjà dans l’édition février 2005 de The fabric of the cosmos, Brian Greene, dans la note bas de page 371, écrit que « Les théoriciens des cordes savent depuis des décennies que les équations qu’ils utilisent généralement pour analyser mathématiquement la théorie des cordes sont approximatives ». Et il ajoute en commentaire « Ces équations se sont avérées difficiles à identifier et à comprendre » !

De l’aveu même d’une partie de ses tenants, cette théorie est unfalsifiable, c’est à dire qu’on ne pourra jamais prouver ni qu’elle est fausse, ni qu’elle est vraie. Ses « particules » ont une dimension de l’ordre de la distance de Planck. Pas très scientifique n’est-il pas ? Cela fait 40 ans que c’est une très belle histoire, comme un conte de fées, avec des suppositions improuvables de plus en plus compliquées. Ce n’est d’ailleurs pas UNE théorie. Il y a 30 ans on s’est rendu compte qu’il y en avait quatre ! Il y a 20 ans, on en a tiré une cinquième qui les rend toutes compatible moyennant des contorsions, des renormalisations tout à fait arbitraires et l’ajout d’une onzième dimension.

Peter Woit, du département Mathématiques de la Columbia, pour exprimer son profond mépris pour la théorie des cordes et ses défenseurs décrit cette théorie comme not even wrong !

C’est peut-être une sorte de canular qui a la vie longue car il est « unfalsifiable » par nature !

Comme les mathématiciens responsables trouvent que cette mathématique est belle, ils peuvent peut-être se consoler en se souvenant que les mathématiques ont toujours une longueur d’avance sur la physique. Qui sait, on trouvera peut-être un jour que la théorie des cordes peut expliquer l’identité des masses pesantes et inertes !

L’intrication quantique

Le 13 juin 2015, Jacqpote m’écrit:

Salut Pierre,

Voici ce que je lis dans Wikipedia, et qui pourrait t’intéresser (paradoxe EPR) :

 
L’intrication quantique est un phénomène observé en mécanique quantique dans lequel l’état quantique de deux objets doit être décrit globalement, sans pouvoir séparer un objet de l’autre, bien qu’ils puissent être spatialement séparés. Lorsque deux systèmes – ou plus – sont placés dans un état intriqué, il y a des corrélations entre les propriétés physiques observées des deux systèmes qui ne seraient pas présentes si l’on pouvait attribuer des propriétés individuelles à chacun des deux objets S1 et S2. En conséquence, même s’ils sont séparés par de grandes distances spatiales, les deux systèmes ne sont pas indépendants et il faut considérer {S1+S2} comme un système unique.
L’intrication quantique a un grand potentiel d’applications dans les domaines de l’information quantique, tels que la cryptographie quantique, la téléportation quantique ou l’ordinateur quantique. En même temps, elle est au cœur des discussions philosophiques sur l’interprétation de la mécanique quantique. Les corrélations prédites par la mécanique quantique, et observées dans les expériences, montrent que la nature n’obéit pas au principe du « réalisme local » cher à Einstein, selon lequel les propriétés observées d’un système, bien définies avant toute mesure, sont attribuables à ce système et ne peuvent changer que par interaction avec un autre système.
Porte-toi bien.
Ma réponse.
Cela fait maintenant 30 ans que l’on parle de l’ordinateur quantique et de la téléportation ! Mais je pense que ce qui est imaginable au niveau de l’atome est, pour pas mal de temps encore, impensable au niveau macroscopique qui restera malheureusement ou heureusement toujours le nôtre. Il faudrait intriquer des milliers d’atomes pour envisager ce que tu décris. La loi des grands nombres est redoutable.  L’intrication disparait bien avant cela.
 Le 17 juin 2015, Jacqpote répond:
Quant à l’intrication, tu récuse le paradoxe EPR ! Donc une théorie sans aucun avenir ?
Ma réponse.
Cela, je n’oserais pas le dire. L’intrication est une certitude au niveau quantique. Mais, comme le dit l’article in fine, les propriétés observées d’un système, bien définies avant toute mesure, sont attribuables à ce système et ne peuvent changer que par interaction avec un autre système.
Au lieu d’écrire ne peuvent changer que par l’auteur aurait dû écrire sont toujours changées par. C’est ce que les théoriciens appellent la décohérence. Maintenir deux particules intriquées sur plus de 100 km comme on le réussit maintenant couramment a été considéré comme un exploit qui a fait la une des journaux scientifiques et même de certains quotidiens.. Mais pour réussir à conserver intriquées les milliers de particules au travail dans un ordinateur quantique, personne ne sait comment s’y prendre pour le moment.
J’ai fait une recherche sur GOOGLE. Wikipaedia évoque l’existence il y a quelques années d’ordinateurs quantiques de moins de 10 qbits intriqués qui décohéraient en deux ou trois minutes. Depuis lors il y a des dizaines de prétentions allant jusqu’à quelques centaines de qbits, 3.000 annoncés le 13 avril 2015 sur Futura Science, mais l’article termine en rappelant que la rapidité de la décohérence est croissante avec le nombre de particules intriquées ! Et ces descriptions sont confidentielles et nébuleuses. Ce qui est certain, c’est qu’aucun ordinateur quantique n’est actuellement dans une vitrine de vente ! Alors qu’on s’en gargarise depuis plus de 30 ans.
L’intrication qui transmet instantanément « quelque chose » entre des particules intriquées est sans doute réalisée par la particularité « onde » des  particules. Mais personne actuellement n’a la moindre idée du mécanisme de transfert. Je ne récuse évidemment pas le paradoxe EPR.  Je crois au contraire qu’il faut l’expliquer et qu’on y arrivera forcément un jour. Et l’explication sera tellement simple que tous les Bohr et Einstein du moment s’écrieront: Comment n’y ai-je pas pensé ! (cela s’est déjà produit: voir sous Mes livres, E = mc2, la biographie de Lise Meitner « Mon Dieu que nous avons été stupides ! »)
Pour protéger la relativité, on montre facilement que personne ne peut utiliser l’intrication pour transmettre de l’information par l’intrication.
Je réponds: oui personne, sauf les  particules !
Pour pouvoir utiliser l’intrication sur un grand nombre de particules, il me semble qu’il faudra d’abord en comprendre le mécanisme pour pouvoir le protéger  efficacement et durablement. Et cela, comme on dit dans les armées, ça prendra un certain temps.

Avis favorable de la Commission de concertation

L’avis de la Commission de concertation sur le 3ème projet discuté le 29 avril 2015 est unanimement favorable. Des conditions sont cependant à respecter.

Le voici en totalité:

COMMUNE D’UCCLE/GEMEENTE UKKEL URBANISME/STEDENBOUW

Séance du 29/04/2015/ Zitting van 29/04/2015

ORDRE DU JOUR/DAGORDE

09h00 1) Approbation des P.V. des séances du 13/03/2014, 24/04/2014

Goedkeuring van de verslagen van de zittingen van 13/03/2014,

24/04/2014)

Commune d’Uccle – Service de l’Urbanisme

Commission de Concertation

Séance du 29/04/2015

Objet n° 11

Dossier 16-42021-2014- Enquête n° 61/15

Demandeur : Madame Marianne Pouvreau Ecom Telcom Tecom S.A.

Situation : Avenue Montjoie 245

Objet : la démolition du garage et la construction d’une maison unifamiliale, la

rénovation du bâtiment existant et l’aménagement de deux appartements

AVIS

1 : Repérage administratif et procédure

Vu la demande de permis d’urbanisme n°16-42021-2014 introduite le 24/12/2014 par la

S.A. Ecom Telcom Tecom c/o Madame Marianne Pouvreau et visant la démolition du

garage et la construction d’une maison unifamiliale, la rénovation du bâtiment existant et

l’aménagement de deux appartements sur le bien sis Avenue Montjoie 245;

Considérant que le plan régional d’affectation du sol (PRAS) situe la demande en zone

d’habitation;

2 : Mesures particulières de publicité et avis de la Commission de concertation

Considérant que les mesures particulières de publicité sont requises pour les

motifs suivants :

o motifs inhérents au plan régional d’affectation du sol :

o application de la prescription générale n°06 du plan régional d’affectation du sol,

en matière d’actes et travaux en intérieur d’îlot,

o application de la prescription particulière n°2.5.2° du plan régional d’affectation du

sol, en matière de modification des caractéristiques urbanistiques,

o motifs inhérents à l’application d’une règlementation urbanistique (plan ou règlement

d’urbanisme) ou à une demande de dérogation à celui-ci :

demande non régie par un plan particulier d’affectation du sol et/ou un permis de lotir :

o application de l’article 153 §2. du CoBAT) : demande de dérogations au Titre I du

Règlement régional d’urbanisme, en matière de volume, d’implantation ou

d’esthétique :

o Titre I, article 5, hauteur de la façade et article 6 (hauteur toiture)

Vu les résultats de l’enquête publique qui s’est déroulée du 23/03 au 06/04/2015 inclus,

et :

o le nombre, la teneur des réclamations et observations et l’argumentaire y développé

Considérant que les réclamations portent sur les aspects suivants:

o le manque de justification de la dérogation à la hauteur de la toiture pour la nouvelle

construction à front de rue,

o la nouvelle construction proposée à front de rue réduit la superficie de la zone de

recul,

o l’extension arrière réduit la superficie de la zone de cour et jardin et aggrave les vues

vers les jardins 243-241-237 Montjoie qui supportent déjà une implantation anormale

historique,

o la zone de stationnement est en totale dérogation à la zone de jardin; la proposition de

la commission de concertation du 9.10.2014 n’a pas été suivie par le demandeur

d’installer les véhicules à l’avant du talus,

o le parking de fait en fond de parcelle est infractionnel; il apparaît sur les photos

aériennes de 2004 sur le site internet ‘bruciel’,

o l’aménagement du retrait latéral réduit les qualités paysagères,

o le PRAS limite les bureaux à 500m², or selon le réclamant, la superficie brute atteint

523m²,

o selon la note socio-économique, le demandeur estime que la situation n’est pas

changée, il ne donne aucun élément permettant d’assurer que l’activité ne perturbera

pas le quartier,

o la prescription 0.6 n’interdit pas la construction en intérieur d’îlot mais vise à améliorer

les qualités végétales et paysagères,

o les modifications des caractéristiques urbanistiques: le projet ne s’accorde pas aux

caractéristiques urbanistiques des immeubles proches (247-243); le caractère aéré de

l’endroit va disparaître,

o l’extension du bâtiment entraine l’aménagement d’une terrasse et une lucarne, qui

augmentent les vis-à-vis vers les maisons voisines,

o le bien a été anciennement utilisé comme cabinet vétérinaire, ce qui n’est pas du

bureau,

o le bien n’a pas eu comme occupation régulière et continue en bureau, la preuve n’est

pas apportée de l’utilisation régulière; en conséquence, la prescription 0.9 ne peut

s’appliquer,

o la CaSBA a un potentiel = ZERO, le changement d’utilisation ne peut donc être admis,

o changement d’utilisation en bureau, les conditions locales ne le permettent pas: le

demandeur se borne à affirmer que l’aménagement du bureau ne modifie pas la

quiétude du quartier (utilisation quotidienne de 10 personnes et réunions avec des

visiteurs venant de l’étranger). Or, selon les plans, jusqu’à 90 personnes peuvent

occuper les lieux, alors que le stationnement dans le quartier est fortement limité,

o abattage d’un tilleul sans compensation,

3 : Déroulement de la procédure

Considérant que la chronologie de la procédure est la suivante :

24/12/2014: dépôt de la demande

05/03/2015: accusé de réception d’un dossier complet

Vu les avis des services techniques communaux consultés en cours de procédure, à

savoir :

o l’avis du Service Vert émis le

Conditions nécessitant une modification des plans et insérées directement dans la

motivation en application de l’article 191 du CoBAT:

o Abattage d’arbre(s):

Abattage de 2 à 4 arbres, les plans manquent de précisions quant au nombre et aux

essences concernées. Aucune information quant aux dimensions des sujets

concernés non plus.

o Replantations:

Aucune replantation de prévue. Le Service Vert ne peut statuer sur le dossier sans la

réalisation d’un plan de plantation et la mise en conformité des plans existants.

o Compléter le plan d’implantation en ce sens:

Présenter des plans complétés en ce sens avant la délivrance du permis

d’urbanisme.

o l’avis du Service Technique de la Voirie émis le

Conditions nécessitant une modification des plans et insérées directement dans la

motivation en application de l’article 191:

1.1. Gestion des eaux pluviales sur la parcelle

– Principes généraux :

Le dispositif d’évacuation des eaux pluviales sera géré de manière à minimiser

l’impact de celles-ci sur le réseau public d’égouttage. Par ordre de priorité, les

solutions à privilégier sont :

  1. L’infiltration dans le sol :

• A condition que le terrain ne soit pas inclus dans les zones 2 et 2b de

protection des captages de Vivaqua, qu’il offre l’espace suffisant, que la

nappe phréatique soit située à plus de 2m de profondeur et que le test de

percolation soit positif ;

• Projet situé en zone 3 de protection des captages Vivaqua de la Cambre et

de la Forêt : l’infiltration y est possible pour les eaux claires uniquement, de

préférence via un système d’infiltration proche de la surface du sol (puits

perdant exclu) et après accord écrit de Vivaqua sur la solution retenue. Le

demandeur prendra les dispositions adéquates pour éviter l’infiltration de

quelque polluant que ce soit.

• Le dispositif d’infiltration doit être renseigné sur les plans (noue drainante,

fossé drainant, bassin d’orage infiltrant, drains dispersants, puits

d’infiltration…).

• Les dispositifs de type noue, fossé ou bassin sec peuvent être

accompagnés de plantations permettant l’évapo-transpiration, une meilleure

infiltration et une certaine dépollution ;

• Le dispositif d’infiltration doit inclure un volume tampon suffisant afin de

compenser le délai entre l’arrivée d’eau et sa percolation dans le sol.

• Le dispositif d’infiltration peut être équipé d’un rejet de trop-plein vers

l’égout, dont le diamètre et le débit seront indiqués et soumis à l’accord de

Vivaqua.

• Outil de gestion de l’eau de pluie et info-fiches relatives à l’infiltration

téléchargeable sur le site web de Bruxelles-Environnement.

  1. Le rejet, après temporisation, dans le maillage bleu ou le maillage bleu plus

moyennant avis positif de Bruxelles-Environnement et aux conditions émises

par celle-ci.

  1. A défaut de pouvoir appliquer l’une des solutions précédentes, le rejet des

eaux pluviales dans le réseau d’égouttage public peut être adopté aux

conditions suivantes :

• Evacuation retardée par l’usage d’un bassin d’orage dimensionné pour

contenir 50 litres d’eau par m² de surfaces de toitures en projection

horizontale ;

• Le bassin d’orage sera placé en complément de l’éventuelle citerne à

récupération et en aval de celle-ci ;

• L’orifice d’ajutage du bassin d’orage sera dimensionné pour permettre un

débit de fuite égal à maximum 10% du débit entrant en tenant compte d’une

pluie décennale de 20 minutes ;

• Vu l’impossibilité de garantie de leur bonne exécution et de leur maintien,

les toitures vertes seront comptées comme toitures ordinaires dans le

calcul ;

• Il est conseillé de placer un clapet anti-retour sur le raccordement à l’égout,

afin d’éviter le refoulement de ce dernier vers le réseau privé en cas

d’orage.

• Dans le cas d’un raccordement du réseau d’eaux pluviales à l’égout public,

les caractéristiques du bassin d’orage doivent être soumises à l’approbation

de Vivaqua avant la mise en oeuvre du permis.

• Contact : VIVAQUA Assainissement, rue de Lusambo 21/23 – 1190 Forest ;

02/334.37.76, christophe.vanhove@vivaqua.be.

– Quant à l’espace public :

o Conformément à l’article 15 du Règlement Général de Police, il est interdit

de laisser s’écouler sur l’espace public les eaux de quelque nature que ce

soit depuis les propriétés bâties ou non bâties.

o En cas de trop grande difficulté technique pour récupérer les eaux pluviales

du versant de toiture donnant sur la rue, autorisation peut être accordée par

le Collège de placer une descente d’eau pluviale en façade à rue dont les

eaux s’écouleront sous le trottoir au moyen d’une gargouille en fonte de

forme carrée, placée conformément à l’article 23 du règlement communal

sur les trottoirs. La descente d’eau pluviale sera dans la mesure du possible

encastrée dans la façade de manière à ne pas dépasser du front de bâtisse.

o Les balcons et terrasses seront conçus de manière à ne pas laisser

s’écouler d’eau sur l’espace public et à l’évacuer vers le système

d’égouttage de l’immeuble.

– Quant au projet :

o Note est prise de la décision de placer un bassin d’orage de 20 m³ destiné à

recueillir les eaux d’une superficie imperméabilisée totale de 395 m².

o Le demandeur est invité à justifier l’abandon de l’infiltration des eaux

pluviales, la parcelle offrant a priori cette possibilité.

o L’abandon motivé de la solution de l’infiltration des eaux pluviales entraîne

de facto l’obligation de pose d’un bassin d’orage répondant aux

prescriptions de la Commune et d’Hydrobru.

o Le plan n° PU_2_300 opère une confusion entre citerne et bassin d’orage,

en joignant la fiche technique d’une citerne n’offrant que la fonction de

« filtration et stockage d’eau de pluie pour récupération » mais pas celle de

bassin d’orage. En outre, le plan ne renseigne que la présence du trop-plein

de sécurité, en omettant l’orifice de vidange ralentie en partie basse.

Vu les avis rendus par les instances consultées en cours de procédure, à savoir :

o l’avis de Vivaqua émis le 09.04.2015

Vu l’avis du SIAMU émis le et joint à la demande: non encore fourni

4 : Description situation existante

Considérant que les caractéristiques des lieux font apparaître ce qui suit :

o L’îlot dans lequel se situe la demande est formé par l’avenue Churchill, la rue E. Cavell

et l’avenue Montjoie,

o Il est bien desservi par les transports en commun,

o L’avenue est bordée d’immeubles et de maisons implantés en recul, de gabarit

variable.

o L’ancienne maison de maître de 4 façades est le seul bâtiment de l’îlot à être implanté

avec un recul important recul par rapport à l’alignement général.

o Elle présente un volume comme suit :

o Le volume principal présente un gabarit de bel étage+2+T, et une travée d’accès

en façade latérale (au niveau du bel étage +1)

o Le long de la mitoyenneté de droite, à l’avant de ce volume principal, se trouve

une travée de service :

– de gabarit bel étage +1+T,

– dont la toiture retrouve le niveau du faîte de la maison principale et son niveau

de corniche en façade arrière,

o À l’alignement, contre le mitoyen de droite, un garage de gabarit R+T en appentis,

o Les façades sont en briques, en harmonie avec les maisons voisines,

o La zone de recul est marquée par un arbre remarquable (arbre à perruque),

o Le couvert végétal du jardin, orienté au Nord de la parcelle, est pauvre, mais

comprend plusieurs arbres,

o Le relief est marqué :

o dans la zone de recul, de sorte que le bel étage est situé 1 niveau plus haut que la

voirie.

o Vers le fond du jardin qui est +/- 1 niveau plus haut que la partie centrale du

terrain.

o La zone de recul, ainsi que la partie arrière du terrain, est transformée en

stationnement,

o La parcelle est entourée de murs de jardin,

o Selon le registre de la population, la maison a été inoccupée entre 1976 et 1986.

o A partir de 1992, on compte 2 occupations partielles,

o La présence de bureau dans le bâtiment est attestée par la situation existante de fait

du PRAS qui résulte d’une déclaration du propriétaire de l’époque (Envoi recommandé

au MRBC le 13.10.1998, déclaration du demandeur pour le relevé de la situation

existante de fait du PRAS: 450m²),

5 : Description demande telle qu’introduite

Considérant que la demande telle qu’introduite vise :

Dans la villa de maître existante:

o le maintien de bureau et l’augmentation de superficie jusque +/- 500m²,

o l’aménagement de deux appartements au 2ème étage et comble,

A front de rue;

o la démolition d’un garage et la construction d’une maison unifamiliale, contre le

mitoyen de droite,

o la mise en valeur de la zone de recul,

En intérieur d’îlot:

o le maintien d’un parking de fait en fond de parcelle pour 9 emplacements,

6 : Motivation sur la demande

Considérant que la demande telle qu’introduite suscite les considérations générales

suivantes :

o le projet vise la réaffecter de l’immeuble existant et la construction d’une maison

unifamiliale à front de rue,

Considérant que la demande telle qu’introduite suscite les considérations particulières

suivantes :

o en matière de programme :

o pour la villa existante,

o le bureau existant a été confirmé lors de la situation existante du PRAS à

raison de 450m², déclaré à l’époque par le propriétaire concerné,

o la demande porte cette superficie à 500m² en affectant le rez-de-chaussée et

le 1er étage,

o selon des réclamations, la superficie de bureau dépasserait les 500m² limités

par le PRAS,

o la note socio-économique précise que le nombre de postes de travail est limité

à +/- 10 ; le projet prévoit des salles de réunions, répondant au projet du

demandeur de regrouper des représentants des firmes étrangères qu’il

représente ;

o la CaSBA est positive en zone d’habitat (3852m²), le bien est situé en zone

d’habitation,

o le 2ème étage et les combles sont aménagés en logement, à savoir un

appartement de 3 chambres au 2ème étage et un appartement de 2 chambres

dans les combles,

o au sous-sol, la partie arrière est aménagée en un appartement de 1 chambre

et le solde en caves et locaux techniques et communs,

o à front de rue:

o la construction d’une maison unifamiliale de 4 chambres,

o le rez-de-chaussée est affecté en garage, 2*2 emplacements en alignement,

dont 2 pour les bureaux et 2 pour le logement,

o en matière d’implantation et de gabarit :

o la villa est étendue à l’arrière de la travée de droite sur 4 niveaux. Cette extension

se situe dans un angle du bâti qui présente peu d’ouverture de sorte que

l’extension ne porte pas atteinte à la cohérence de la construction et de son style

architectural,

o cependant, les baies et la terrasse sont susceptibles d’entraîner des vues vers la

parcelle de droite, même si ces vues sont conformes au Code civil,

o un accès est créé en façade latérale de droite afin de donner accès aux locaux

communs (vélos et poubelles et chaufferie),

o en matière d’aménagement des abords et de couvert végétal :

o si la nouvelle construction réduit la superficie de la zone de recul, celle-ci est

remise en valeur en créant une pelouse autour de l’arbre à perruque et en

organisant les accès piétons autour de celle-ci, la qualité de paysagère de la zone

de recul est dès lors améliorée,

o le projet prévoit l’abattage d’un arbre au lieu de l’extension, les plans manquent de

précisions quant au nombre et aux essences concernées. Aucune information

quant aux dimensions des sujets concernés non plus,

o des haies sont prévues à l’arrière du bâtiment existant, le long du mitoyen de

droite,

o l’aménagement du parking est complété autour des arbres,

o globalement, le projet augmente la verdurisation de la parcelle, mais sans être

précise,

o le projet doit cependant être plus ambitieux à ce point de vue pour accompagner le

parking extérieur q-dont le nombre d’emplacement doit être limité par des

aménagements plantés,

o en matière de mobilité, d’accessibilité et de stationnement :

o le parking à l’arrière de fait a été aménagé en 1986 par la construction d’une

rampe,

o il a été maintenu tout au long de l’occupation de l’immeuble,

o le projet maintient le parking en fond de parcelle, entre les arbres, soit 9

emplacements (visible sur d’anciennes photographies aériennes). L’annexe 1 en

mentionne 15,

o le portail d’accès est maintenu, mais réaménagé avec l’accès piéton ; il doit

cependant être précisé,

o en matière de gestion des eaux de pluies et égouttage :

o le bassin d’orage de 20 m³ destiné à recueillir les eaux d’une superficie

imperméabilisée totale de 395 m². Le demandeur est invité à justifier l’abandon de

l’infiltration des eaux pluviales, la parcelle offrant a priori cette possibilité.

L’abandon motivé de la solution de l’infiltration des eaux pluviales entraîne de facto

l’obligation de pose d’un bassin d’orage répondant aux prescriptions de la

Commune et d’Hydrobru.

o Le plan n° PU_2_300 opère une confusion entre citerne et bassin d’orage, en

joignant la fiche technique d’une citerne n’offrant que la fonction de « filtration et

stockage d’eau de pluie pour récupération » mais pas celle de bassin d’orage. En

outre, le plan ne renseigne que la présence du trop-plein de sécurité, en omettant

l’orifice de vidange ralentie en partie basse.

o aux autres aspects propres à la demande :

o le local vélo et le local poubelle sont situés au demi-sous-sol, accessibles par la

zone latérale,

Considérant qu’au regard des différents motifs de mesures particulières de publicité, le projet a

suscité les observations suivantes :

Quant à l’aménagement paysager:

o la demande est accompagnée d’un réaménagement paysager du fond de la parcelle

par l’aménagement d’une terrasse pour le logement du bas, un écran végétal et des

zones plantées autour des arbres existant sur le talus,

o le plan est cependant peu précis quant aux essences et dimensions des arbres,

o le maintien du parking de fait est limité à 9 voitures ; l’aménagement paysager doit être

renforcé afin de limiter explicitement les possibilités de stationnement à ces 9

emplacements,

o le jardin arrière attenant au logement du demi-sous-sol est creusé afin d’offrir des

portes fenêtres au logement, donnant sur une terrasse,

o la végétalisation de la zone latérale de gauche de l’accès carrossable doit être

également renforcée,

Quant à l’extension du bâtiment principal:

o l’extension arrière de la travée de droite du bâtiment existant est implantée à 2.92

mètres de la limite latérale de la parcelle est située sous le niveau de la corniche; la

façade latérale existante est située à +/- 2.45 mètres,

o elle se situe dans un angle du bloc capable de l’immeuble sans porter atteinte l’unité

de cette construction,

o les vues vers les parcelles de droite peuvent cependant être supprimées pour réduire

l’impact du projet sur les parcelles voisines,

o en façade avant, la lucarne est largement en retrait, ce qui limite les vues vers la

parcelle de droite,

o la terrasse (6m²) à l’avant de la travée de droite destinée à la cuisine de l’appartement

est située à +/- 4 mètres de la limite latérale de droite, face à la nouvelle construction à

front de rue. La vue éventuelle vars la parcelle de droite est très faible, vu l’obliquité de

cette direction,

o la partie accessible de la terrasse (10m²) à l’arrière de la travée de droite au profit de la

cuisine de l’appartement du 3ème étage est distante de 4.2 mètres de la limite latérale

de droite de la parcelle, cependant, vu sa situation en hauteur, elle engendre des vues

vers l’intérieur d’îlot,

o en commission de concertation, le demandeur propose de supprimer l’accès dus

bureaux à l’ascenseur partager avec les logements et de placer un dispositif en façade

latérale,

Quant à la maison unifamiliale à front de rue:

o le volume et l’architecture de la maison prévue à front de rue sont sobre et moderne, et

s’adapte aux particularités du quartier avec le parement en brique. L’étage en recul

permet de donner un aspect plus léger du dernier étage visible dans la perspective de

la rue,

o la construction à front de rue permet de supprimer un mur mitoyen aveugle dans la

perspective de la rue et de terminer le bâti en ordre continu implanté à l’alignement,

o la hauteur de la façade est légèrement plus haute que la maison de droite, après une

travée de raccord, ce qui limite l’héberge. Sur ce tronçon de rue les hauteurs de

façade sont variables, las gabarits variant de R+1 à R+3 et encore davantage pour

l’immeuble d’angle. Le programme d’une maison unifamiliale est adapté au quartier et

sa construction permet de supprimer dans le paysage de la rue un mur mitoyen

aveugle,

o la circulation verticale de la maison implantée à front de rue présente une toiture plate

en deux niveaux ce qui permet d’éviter la rehausse du mur mitoyen de droite,

7 : Conditions de modification de la demande pour qu’elle réponde au bon

aménagement des lieux

Considérant que la demande doit se conformer aux conditions suivantes pour répondre

au bon aménagement des lieux :

o supprimer les baies de l’extension arrière du bâtiment principal vers la parcelle de

droite ainsi que la terrasse aménagée sur la toiture plate,

o aménager les emplacements du parking en dalle gazon, densifier la végétation pour

limiter la capacité à effectivement 9 emplacements,

o densifier la végétation en zone latérale de droite le long de l’accès carrossable,

o préciser les aménagements des abords (dimension, essence des arbres, …),

o soumettre à l’avis du service vert avant délivrance le plan d’aménagement des abords

visant l’abattage des arbres et un projet de replantation visant à augmenter les qualités

paysagère de la parcelle en augmentant notamment les plantations le long des limites

de la parcelle et en précisant les essences envisagées pour les haies,

o corriger l’annexe 1 (9 emplacements en situation projetée),

o préciser le nouvel aménagement en plan et élévation des portails,

o fournir des schémas explicatifs sur le calcul de superficie de bureau,

o renoncer à la proposition faite en Commission de concertation de placer un élévateur à

l’extérieur,

Que ces modifications répondent aux conditions cumulatives:

o de ne pas modifier l’objet de la demande en ce que le programme n’est pas modifié,

o d’être accessoires en ce qu’elles portent sur une amélioration de l’aménagement des

abords,

o de répondre à une objection que suscitait la demande telle qu’introduite en ce que les

qualités paysagères de la parcelle doivent être améliorées,

Considérant que ces modifications sont telles que l’article 191, alinéa 2 du CoBAT est

d’application;

Considérant également que par rapport à ces conditions, le demandeur peut, de sa

propre initiative, modifier sa demande en application de l’article 126/1du CoBAT ;

Considérant qu’il s’indique en conséquence

o de modifier et/ou compléter les plans et documents qui constituent la demande la

demande sur les aspects décrits ci-dessus ;

o d’indicer et de dater les modifications, en y renseignant, selon le cas, l’article du

CoBAT en application duquel la modification est apportée à la demande, et le cas

échéant, pour l’article 191 la date de l’avis du Collège et/ou celui du Fonctionnaire

délégué qui les imposent ;

o de modifier les formulaires en conséquence.

AVIS FAVORABLE unanime en présence du représentant de Bruxelles

Développement urbain aux conditions émises ci avant

 

La Commission Européenne est encore au XXème siècle !

La France et le Luxembourg appliquent des taux de TVA de 5,5 et 3 % à la livraison de livres numériques.
La Commission Européenne et son bras judiciaire estiment que ces deux pays contreviennent aux obligations que leur impose la Directive européenne sur la TVA. Elles rappellent que le taux de TVA réduit peut s’appliquer à la fourniture de livres «sur tout type de support physique». Or le livre électronique n’est pas livré avec un support physique ! De plus, cette Directive exclut d’appliquer un taux réduit « aux services fournis par voie électronique ». Le Luxembourg est en plus en infraction à la directive qui interdit un taux réduit inférieur à 5 %. C’est à mon avis la seule chose qu’il devrait corriger, sauf à solliciter une modification européenne du taux de TVA minimum.
Je suis auteur et acheteur de livres sur Amazon et Itunes de Apple. Il me plait d’acheter ainsi les livres que je veux lire et j’ai des centaines de clients qui pensent de même pour les miens.
On peut déjà argumenter, me semble-t-il, sur l’absence de fourniture d’un support. Amazon livre sur demande ses lecteurs Kindle. Ils sont bien pratiques et ils se vendent bien. On peut donc argumenter que celui qui achète chez Amazon achète le support en une fois pour ses nombreux achats et donc non seulement il a droit au taux réduit pour ses nombreux achats, mais il devrait l’avoir aussi pour l’achat du Kindle ! Quant aux documents achetés sur Itunes l’expérience montre que les lire sur un autre support que l’Ipad ou un outil Apple est un parcours du combattant qu’en tous cas moi, utilisateur régulier des moyens modernes de communication, je n’ai pas envie de parcourir ! Dans les deux cas, c’est donc bien le même fournisseur qui livre le contenu et le contenant.
Mais l’argument essentiel contre la position de la CE me semble être sa position si carrée d’habitude pour s’attaquer aux cartels destinés à supprimer la concurrence entre les entreprises d’un même secteur.
Il est évident que la situation telle que voulue par la CE handicape la concurrence pour un même produit entre les vendeurs d’ebooks et les éditeurs papier classiques. Mais ce n’est pas le même produit, répond la CE.
Si, c’est le même produit ! C’est un roman, c’est un livre scientifique, c’est un recueil de recettes de cuisine, c’est tout ce que vous voulez que l’on peut trouver sur papier, mais aussi sur ebook et est alors plus accessible et beaucoup moins coûteux: vous avez déjà vu une animation sur papier ? Sur ebook, elles sont fréquentes et permettent à l’auteur de mieux présenter ses arguments. Par exemple, dans La lumière c’est pas clair, je présente le champ électromagnétique en animation et la production de franges d’interférences qui ont convaincu il y a plus de 300 ans la communauté scientifique que la lumière était des ondes et non des particules comme l’affirmait Newton. Il a fallu Einstein pour démontrer que la lumière est les deux à la fois. Une onde, dont le message est transporté par une particule.
Ebooks et livres papier sont deux concurrents sur le même marché. L’Europe n’étant nulle part sur le marché de l’ebook, ses éditeurs se font protéger d’une concurrence évidente par une TVA discriminatoire. Et la CE dont la TVA est la principale ressource directe, jubile de cette demande. Honte au cartel des éditeurs européens et de la CE ! Merci à la France et au Luxembourg.

La Ligue des droits de l’homme et la démocratie !

Alexis Deswaef, président de La Ligue des droits de l’homme est impressionné par l’adoption législative par les partis traditionnels d’une série de revendications émises il y a 20 ans par le Vlaams Blok concernant l’immigration. L’élève, je suppose qu’il parle des partis traditionnels, a dépassé le maître !

Il y a 20 ans les dits partis traditionnels ont créé deux types de partis. Ceux qui étaient « démocratiques » et ceux qui ne l’étaient pas, qualifiés « antidémocratiques », dont le Vlaams Blok. Et pour bien marquer la distinction, ils ont en plus créé un « cordon sanitaire ». Aucun de ceux qui se qualifiaient « démocratiques » ne pouvait entrer dans un gouvernement contenant un « antidémocratique »: ces derniers étaient confinés en dehors du « cordon sanitaire ».

L’élève ayant dépassé le maître, je suppose que, pour Alexis Deswaef, il n’y a donc plus que lui du bon côté du « cordon sanitaire ». Il reste le seul digne de gouverner la Belgique. Heureusement pour lui, le ridicule ne tue pas !

Grève ou émeute

La grève a été créée il y a plus d’un siècle pour équilibrer le rapport de force entre le patronat et les ouvriers. La grève s’est révélée comme un outil puissant et efficace. Je n’hésite pas à dire que la grève a apporté à l’occident la prospérité et la supériorité démocratique et économique sur le reste du monde. Au début du XXème siècle, le monde était quasi entièrement sous obédience occidentale, et je pense que c’est en partie grâce à la grève.

La grève est à l’origine une arme puissante utilisée par les travailleurs contre les abus économiques du patronat. Un patronat qui écrasait les travailleurs en confisquant à son seul profit les richesses créées en abondance par l’alliance indispensable du Capital et du Travail.

Les grèves actuelles à répétition sont d’un tout autre acabit. Elles sont, selon les déclarations expresses des responsables syndicaux, dirigées contre les projets du gouvernement. Avant même toute négociation. Et cette fois, elles ne sont pas dirigées contre un patronat abusif, mais contre un gouvernement démocratiquement installé par un parlement démocratiquement élu.

Décrivons ces grèves en bref : blocages méchants : des voies de communication routes et chemins de fer, des zonings, des grands commerces, des banques, saccage méchant de petits commerces dont la survie est en jeu, menaces de crever les pneus des voitures, injures  et brutalité à l’égard des opposants. Tout y est pour qualifier ces actions d’émeute.

Leur but est uniquement politique : faire plier ou tomber le gouvernement démocratique, par les moyens généralement utilisés par des émeutiers anarchistes. Avec la bénédiction des opposants politiques qui paradent la bouche en cul de poule à la télévision. Et ils disent défendre la démocratie ! Honte à eux !