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Les vieux crocodiles s’embrouillent

Monsieur Moureaux regrette que l’on se dirige au fédéral vers une coalition de centre droit. C’est possible mais cela reste à voir. Mais il poursuit par une phrase qui montre clairement que, la Belgique, il s’en f…, quand il doit comparer l’intérêt du PS et celui de la Belgique, lisez bien : Une coalition de droite serait légitime côté flamand, mais caricaturale du côté francophone.
Mais, Monsieur Moureaux, le gouvernement fédéral c’est la Belgique, tous les belges et pas seulement les francophones ou les flamands, sans oublier les germanophones. Et là, dans mon article précédent (Un homme politique me répond) le calcul montre que les belges dans leur majorité veulent un gouvernement de centre droit. Qui veut la fin de la Belgique ? Monsieur Moureaux qui considère comme caricatural un gouvernement correspondant au désir des belges ou Monsieur De Wever qui voudrait mettre fin à la dictature de gauche que nous subissons depuis tant d’années ? Le PS a imposé tout à fait légitimement un gouvernement de gauche en Wallonie, car la Wallonie est socialiste. Mais le PS est profondément antidémocrate en refusant un gouvernement fédéral qui correspond au désir de la majorité des belges. Ce sont les crocodiles du PS qui donnent une image terriblement dégradée de la démocratie.
Mais je sais qu’il y a un risque. Si le futur gouvernement de centre droit prend les mesures nécessaires pour assurer l’avenir de nos retraites et de notre sécurité sociale, la Wallonie sera en état d’insurrection, comme en 1960 (La Loi Unique). Pendant des semaines l’état de droit a disparu en Wallonie. J’étais à l’époque ingénieur à l’administration des mines. Pour me déplacer en cas d’accident dans un charbonnage ou une entreprise sidérurgique, je devais respecter les barrages syndicaux nombreux qui avaient apparemment comme objectif de paralyser tous ceux qui voulaient ou devaient, par fonction, travailler.
J’avais une commission d’officier de police judiciaire. Les autorités publiques, gendarmerie et police étaient requises de m’aider dans l’exercice de ma fonction. Mais il n’y avait plus de gendarmes sur les routes. Et les barrages syndicaux me refusaient parfois passage, m’obligeant à des détours dangereux et allongeant le temps de mon intervention, toujours urgente cependant.
Une nuit très noire, je roulais de Mons vers le borinage, charbonnage d’Hensies. A cette époque, il y avait encore des passages à niveau pour les nombreux chemins de fer qui circulaient pour les passagers et les marchandises. Ils étaient signalés par des feux clignotants. J’ai manqué de peu de m’écraser contre un wagon. Il était arrêté au milieu de la route et toute la signalisation avait été détruite ! Et à cette époque, dans le fin fond du Borinage, il n’y avait pas d’éclairage sur les routes de campagne.
Je crains les mois prochains pour la Wallonie. Monsieur Moureaux veut-il détruire la Belgique ? C’est le PS et ses organisations syndicales qui vont couper la Wallonie de la Belgique. Je crois, j’espère en tous cas, que Bruxelles échappera à ce sort dangereux et pénible, comme en 1960. La Wallonie sera isolée du reste de la Belgique, mais pas du fait de la NVA !

Monsieur Gérard Deprez accuse le Cdh d’être à gauche depuis dix ans. Il semble oublier sa responsabilité dans cette situation. Il a commencé en politique au PSC. Il y avait à l’époque deux courants au PSC. Le Cepic qui représentait la bourgeoise catholique et des cadres d’entreprises. Le MOC (mouvement ouvrier chrétien) était représenté entre autres par Monsieur Deprez. L’organisation syndicale était riche et puissante. Le Cepic ne pouvait pas lui opposer la même puissance. Mais il était fort au sein du PSC car le PSC savait que l’essentiel de ses électeurs bourgeois aisés suivait volontiers les « consignes » de vote de l’église catholique.
Pendant dix, quinze ans, Monsieur Deprez s’est ingénié à détruire le Cepic. Mieux organisé que le Cepic, le MOC a fini par l’étrangler. Et le PSC est devenu un parti gauchisant. L’étiolement du Cdh ne date pas du tout d’il y a dix ou quinze ans, il date de cette époque « Deprez » au PSC. Puis Monsieur Deprez, au bout de plus de 10 ans de règne, s’est aperçu qu’il avait détruit le PSC et que le PS était devenu de ce fait trop puissant. A-t-il craint pour son avenir ? Je n’en sais rien. Toujours est-il qu’au prix d’un retournement de veste incroyable, il est passé avec quelques collègues au MR !
Le sort du PSC était scellé. Les bourgeois catholiques, ont très lentement mais de façon continue, déserté ce parti qui leur correspondait de moins en moins, car de plus en plus scotché au PS. Très logiquement le PSC a essayé de racoler un électorat « progressiste » et a trouvé utile dans cette optique, avec raison sans doute, de supprimer toute référence au catholicisme. Il est devenu le Cdh, invertébré et ombre du PS. Et Monsieur Deprez de publier doctement maintenant que le processus d’affaiblissement du Cdh continue de manière systématique .
Monsieur Deprez, vous êtes en train de voir réussir totalement l’œuvre de démolition entreprise par vous au PSC. Mais je vous trouve culotté !