L’intrication quantique

Le 13 juin 2015, Jacqpote m’écrit:

Salut Pierre,

Voici ce que je lis dans Wikipedia, et qui pourrait t’intéresser (paradoxe EPR) :

 
L’intrication quantique est un phénomène observé en mécanique quantique dans lequel l’état quantique de deux objets doit être décrit globalement, sans pouvoir séparer un objet de l’autre, bien qu’ils puissent être spatialement séparés. Lorsque deux systèmes – ou plus – sont placés dans un état intriqué, il y a des corrélations entre les propriétés physiques observées des deux systèmes qui ne seraient pas présentes si l’on pouvait attribuer des propriétés individuelles à chacun des deux objets S1 et S2. En conséquence, même s’ils sont séparés par de grandes distances spatiales, les deux systèmes ne sont pas indépendants et il faut considérer {S1+S2} comme un système unique.
L’intrication quantique a un grand potentiel d’applications dans les domaines de l’information quantique, tels que la cryptographie quantique, la téléportation quantique ou l’ordinateur quantique. En même temps, elle est au cœur des discussions philosophiques sur l’interprétation de la mécanique quantique. Les corrélations prédites par la mécanique quantique, et observées dans les expériences, montrent que la nature n’obéit pas au principe du « réalisme local » cher à Einstein, selon lequel les propriétés observées d’un système, bien définies avant toute mesure, sont attribuables à ce système et ne peuvent changer que par interaction avec un autre système.
Porte-toi bien.
Ma réponse.
Cela fait maintenant 30 ans que l’on parle de l’ordinateur quantique et de la téléportation ! Mais je pense que ce qui est imaginable au niveau de l’atome est, pour pas mal de temps encore, impensable au niveau macroscopique qui restera malheureusement ou heureusement toujours le nôtre. Il faudrait intriquer des milliers d’atomes pour envisager ce que tu décris. La loi des grands nombres est redoutable.  L’intrication disparait bien avant cela.
 Le 17 juin 2015, Jacqpote répond:
Quant à l’intrication, tu récuse le paradoxe EPR ! Donc une théorie sans aucun avenir ?
Ma réponse.
Cela, je n’oserais pas le dire. L’intrication est une certitude au niveau quantique. Mais, comme le dit l’article in fine, les propriétés observées d’un système, bien définies avant toute mesure, sont attribuables à ce système et ne peuvent changer que par interaction avec un autre système.
Au lieu d’écrire ne peuvent changer que par l’auteur aurait dû écrire sont toujours changées par. C’est ce que les théoriciens appellent la décohérence. Maintenir deux particules intriquées sur plus de 100 km comme on le réussit maintenant couramment a été considéré comme un exploit qui a fait la une des journaux scientifiques et même de certains quotidiens.. Mais pour réussir à conserver intriquées les milliers de particules au travail dans un ordinateur quantique, personne ne sait comment s’y prendre pour le moment.
J’ai fait une recherche sur GOOGLE. Wikipaedia évoque l’existence il y a quelques années d’ordinateurs quantiques de moins de 10 qbits intriqués qui décohéraient en deux ou trois minutes. Depuis lors il y a des dizaines de prétentions allant jusqu’à quelques centaines de qbits, 3.000 annoncés le 13 avril 2015 sur Futura Science, mais l’article termine en rappelant que la rapidité de la décohérence est croissante avec le nombre de particules intriquées ! Et ces descriptions sont confidentielles et nébuleuses. Ce qui est certain, c’est qu’aucun ordinateur quantique n’est actuellement dans une vitrine de vente ! Alors qu’on s’en gargarise depuis plus de 30 ans.
L’intrication qui transmet instantanément « quelque chose » entre des particules intriquées est sans doute réalisée par la particularité « onde » des  particules. Mais personne actuellement n’a la moindre idée du mécanisme de transfert. Je ne récuse évidemment pas le paradoxe EPR.  Je crois au contraire qu’il faut l’expliquer et qu’on y arrivera forcément un jour. Et l’explication sera tellement simple que tous les Bohr et Einstein du moment s’écrieront: Comment n’y ai-je pas pensé ! (cela s’est déjà produit: voir sous Mes livres, E = mc2, la biographie de Lise Meitner « Mon Dieu que nous avons été stupides ! »)
Pour protéger la relativité, on montre facilement que personne ne peut utiliser l’intrication pour transmettre de l’information par l’intrication.
Je réponds: oui personne, sauf les  particules !
Pour pouvoir utiliser l’intrication sur un grand nombre de particules, il me semble qu’il faudra d’abord en comprendre le mécanisme pour pouvoir le protéger  efficacement et durablement. Et cela, comme on dit dans les armées, ça prendra un certain temps.
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L’âme peut-elle être un objet de la science ?

Jacqpote m’écrit ce jour: Hello Pierre, voici de quoi discuter un peu:

jacqpote2

Ma réponse.

Le 8 juil. 2015 à 11:23, Pierre Van Leeuw <pierre.vanleeuw@skynet.be> a écrit :
>
> Je ne peux que te confirmer que toutes ces questions n’ont pour moi aucun sens. La religion est folie aux yeux de la science. Nous devons seulement nous assurer que notre religion ne contient pas de contradiction interne. En tenant compte de la faiblesse humaine, pour moi c’est le cas.  Ceux qui n’ont pas reçu la Foi (je te rappelle que la Foi est un don de Dieu et pas une conquête humaine et je crois n’en avoir reçu qu’un tout petit peu), ce n’est pas la peine de vouloir les convaincre. Nous pouvons seulement, très humblement, leur demander de ne nous juger, comme les autres, que sur notre comportement humain et citoyen.
>
> Merci pour ton texte qui me force à réfléchir sur mes convictions profondes.

Jacqpote n’est pas d’accord:

Pas d’accord.
L’existence d’une âme est d’ordre scientifique.
Carl Jung, notamment, s’est penché sur la question, et n’est pas parvenu à trouver une réponse.
Subsiste-t-il quelque chose après la mort ?

Les boudhistes et autres hindouistes prétendent même à une réincarnation multiple.
Or le boudhisme n’est pas une religion ! Question de croyance alors ?

Disons que la science se révèle incapable de résoudre la question.
En physique, la science ne prétend pas découvrir les lois de l’univers; seulement exprimer ce que l’espèce humaine croit comprendre de ces lois, si elles existent.
Mais sur l’existence d’une âme, aucune hypothèse, aucune théorie : car question de croyance !
Bof.

Ma réponse.

Le fait d’être un grand savant comme l’était Carl Jung n’interdit pas, me semble-t-il, de discuter, et même de façon très polémique comme l’ont fait Pascal et Maxwell, de religion et de politique. Voudrais-tu que cela leur soit interdit ?

Si l’existence d’une âme est d’ordre scientifique, ce n’est en tous cas pas d’une science dite « exacte », mais bien de la théologie ou d’un charlatanisme sectaire.

 

Que se passe-t-il éternellement dans l’Au-delà ?

 

J’ai échangé des idées sur la relativité et la mécanique quantique avec un ami ingénieur. Il m’a autorisé à en publier sur mon blog des extraits qu’il signe Jacqpote. Tout a commencé par ceci :

 

From:

Sent: Wednesday, June 10, 2015 10:34 AM

To: Pierre Van Leeuw

Subject:

Salut Pierre,

Heureux d’avoir de tes nouvelles. 

…Et, parmi les matières qui nous ont été enseignées , les probabilités et statistiques sont celles qui m’ont le plus servi. D’autre part, la cosmologie  m’intéresse énormément.  

La question qui me taraude est la suivante : le temps existe-t-il ?

Ma réponse actuelle est : non.

C’est pourquoi dans l’au-delà il ne se passe éternellement rien.

Qu’en penses-tu ?

Vous pourriez en débattre lors du banquet prochain ! 

Be careful out there. 

Jacqpote.

Ma réponse.

Oh oui, je vais être prudent out there. Tu me tends le même piège que Stephen Hawking que je décris dans un autre article sur le mysticisme quantique sous la rubrique Articles – Physique – Mécanique quantique. Tu commences par un préambule on ne peut plus scientifique, probabilité, statistiques, cosmologie et, cerise sur le gâteau, le temps existe-t-il ? Et puis tu me proposes de débattre de ce qui se passe dans l’Au-delà Eternel !

Mais ce sont deux mondes qui n’ont aucun rapport entre eux !

Tu poses la question en termes macroscopiques. Mais la globalité du monde n’est qu’une généralisation de la mécanique quantique. Quand Einstein dit qu’il est certain que la lune est là même quand il ne la regarde pas, la mécanique quantique ne lui donne pas tort. La loi des grands nombre l’explique très simplement à partir de la mécanique quantique. Je montre cela dans un sixième bouquin à paraître, intitulé L’équation merveilleuse, le binôme de Newton. Ce qui est vrai pour la position des masses est vrai également pour le temps. Au niveau quantique, il est en successions aléatoires, probabilistes. Au niveau macroscopique, il résulte, comme pour les positions des masses, de la loi des grands nombres.  Il est lisse et géré conformément à la relativité. Tu as donc raison: il n’existe pas tel que nous le voyons. Il est tout autre chose qui n’existe fondamentalement que tout à fait différemment au niveau quantique.

Que se passe-t-il dans l’Au-delà ? C’est une question raisonnable qui n’a donc aucun sens ! Par définition, l’Au-delà n’est pas sujet à expérimentation. Il est du domaine de la foi. Qui est totalement étranger et presque toujours hostile au domaine de la science. Pour répondre à ta question, c’est donc en homme de foi que je réponds (Dieu me pardonne cette affirmation: ais-je vraiment la foi ?). Le temps n’a aucune raison d’exister en dehors de l’Univers connu. Si l’éternité existe, je la vois comme un présent éternel. Tous les vivants qui sont au ciel s’aiment comme la vision de Dieu le leur enseigne (St Jean: Nous serons semblables à lui, car nous le verrons tel qu’il est). Quel grouillement d’activité ! L’amour n’est-il pas impatient de s’exprimer ? Je crois qu’il s’y passe éternellement beaucoup de choses ! Comme l’a dit le Christ lui-même: pour les hommes, c’est folie d’y croire. Je suis celui qui est dit Dieu dans la bible. Il s’agit bien d’un présent éternel.

Je ne suis même pas sûr que je crois vraiment ce que je viens de t’écrire.

Merci pour ton email. Avec mon meilleur souvenir.

Le 11 juin Jacqpote m’écrit :

Et sur la question de l’Au-delà, je dois préciser que je vois la situation autrement que toi.

Si le temps n’y existe pas, parce qu’il ne s’y passe rien, voilà l’éternité.

Je pense au tableau de l’agneau mystique des frères van Eyck. Une foule énorme est en contemplation de la Trinité. Une image saisissante de l’éternité.

Et en attendant la résurrection de la chair, les âmes des défunts sont en contemplation de la Trinité ? 

La foi du charbonnier c’est idéal. Mais tout le monde n’a pas la chance d’en recevoir don. Et par conséquent la foi est un problème insoluble. 

Porte-toi bien, et grand merci pour ton message captivant.

Ma réponse :

Je ne sais ce que tu entends par « la foi est un problème insoluble ». Mais je suppose que tu fais allusion à l’affirmation correspondante du Christ : folie pour les hommes ! Je constate seulement que si nous ne pouvons pas prouver que le Christ était Dieu, ceux qui nous critiquent ne peuvent par définition pas prouver le contraire puisque ce n’est pas la raison mais bien la foi qui en décide. Mais je comprends parfaitement que les athées nous considèrent comme des fous. Devant l’état du monde …

Avis favorable de la Commission de concertation

L’avis de la Commission de concertation sur le 3ème projet discuté le 29 avril 2015 est unanimement favorable. Des conditions sont cependant à respecter.

Le voici en totalité:

COMMUNE D’UCCLE/GEMEENTE UKKEL URBANISME/STEDENBOUW

Séance du 29/04/2015/ Zitting van 29/04/2015

ORDRE DU JOUR/DAGORDE

09h00 1) Approbation des P.V. des séances du 13/03/2014, 24/04/2014

Goedkeuring van de verslagen van de zittingen van 13/03/2014,

24/04/2014)

Commune d’Uccle – Service de l’Urbanisme

Commission de Concertation

Séance du 29/04/2015

Objet n° 11

Dossier 16-42021-2014- Enquête n° 61/15

Demandeur : Madame Marianne Pouvreau Ecom Telcom Tecom S.A.

Situation : Avenue Montjoie 245

Objet : la démolition du garage et la construction d’une maison unifamiliale, la

rénovation du bâtiment existant et l’aménagement de deux appartements

AVIS

1 : Repérage administratif et procédure

Vu la demande de permis d’urbanisme n°16-42021-2014 introduite le 24/12/2014 par la

S.A. Ecom Telcom Tecom c/o Madame Marianne Pouvreau et visant la démolition du

garage et la construction d’une maison unifamiliale, la rénovation du bâtiment existant et

l’aménagement de deux appartements sur le bien sis Avenue Montjoie 245;

Considérant que le plan régional d’affectation du sol (PRAS) situe la demande en zone

d’habitation;

2 : Mesures particulières de publicité et avis de la Commission de concertation

Considérant que les mesures particulières de publicité sont requises pour les

motifs suivants :

o motifs inhérents au plan régional d’affectation du sol :

o application de la prescription générale n°06 du plan régional d’affectation du sol,

en matière d’actes et travaux en intérieur d’îlot,

o application de la prescription particulière n°2.5.2° du plan régional d’affectation du

sol, en matière de modification des caractéristiques urbanistiques,

o motifs inhérents à l’application d’une règlementation urbanistique (plan ou règlement

d’urbanisme) ou à une demande de dérogation à celui-ci :

demande non régie par un plan particulier d’affectation du sol et/ou un permis de lotir :

o application de l’article 153 §2. du CoBAT) : demande de dérogations au Titre I du

Règlement régional d’urbanisme, en matière de volume, d’implantation ou

d’esthétique :

o Titre I, article 5, hauteur de la façade et article 6 (hauteur toiture)

Vu les résultats de l’enquête publique qui s’est déroulée du 23/03 au 06/04/2015 inclus,

et :

o le nombre, la teneur des réclamations et observations et l’argumentaire y développé

Considérant que les réclamations portent sur les aspects suivants:

o le manque de justification de la dérogation à la hauteur de la toiture pour la nouvelle

construction à front de rue,

o la nouvelle construction proposée à front de rue réduit la superficie de la zone de

recul,

o l’extension arrière réduit la superficie de la zone de cour et jardin et aggrave les vues

vers les jardins 243-241-237 Montjoie qui supportent déjà une implantation anormale

historique,

o la zone de stationnement est en totale dérogation à la zone de jardin; la proposition de

la commission de concertation du 9.10.2014 n’a pas été suivie par le demandeur

d’installer les véhicules à l’avant du talus,

o le parking de fait en fond de parcelle est infractionnel; il apparaît sur les photos

aériennes de 2004 sur le site internet ‘bruciel’,

o l’aménagement du retrait latéral réduit les qualités paysagères,

o le PRAS limite les bureaux à 500m², or selon le réclamant, la superficie brute atteint

523m²,

o selon la note socio-économique, le demandeur estime que la situation n’est pas

changée, il ne donne aucun élément permettant d’assurer que l’activité ne perturbera

pas le quartier,

o la prescription 0.6 n’interdit pas la construction en intérieur d’îlot mais vise à améliorer

les qualités végétales et paysagères,

o les modifications des caractéristiques urbanistiques: le projet ne s’accorde pas aux

caractéristiques urbanistiques des immeubles proches (247-243); le caractère aéré de

l’endroit va disparaître,

o l’extension du bâtiment entraine l’aménagement d’une terrasse et une lucarne, qui

augmentent les vis-à-vis vers les maisons voisines,

o le bien a été anciennement utilisé comme cabinet vétérinaire, ce qui n’est pas du

bureau,

o le bien n’a pas eu comme occupation régulière et continue en bureau, la preuve n’est

pas apportée de l’utilisation régulière; en conséquence, la prescription 0.9 ne peut

s’appliquer,

o la CaSBA a un potentiel = ZERO, le changement d’utilisation ne peut donc être admis,

o changement d’utilisation en bureau, les conditions locales ne le permettent pas: le

demandeur se borne à affirmer que l’aménagement du bureau ne modifie pas la

quiétude du quartier (utilisation quotidienne de 10 personnes et réunions avec des

visiteurs venant de l’étranger). Or, selon les plans, jusqu’à 90 personnes peuvent

occuper les lieux, alors que le stationnement dans le quartier est fortement limité,

o abattage d’un tilleul sans compensation,

3 : Déroulement de la procédure

Considérant que la chronologie de la procédure est la suivante :

24/12/2014: dépôt de la demande

05/03/2015: accusé de réception d’un dossier complet

Vu les avis des services techniques communaux consultés en cours de procédure, à

savoir :

o l’avis du Service Vert émis le

Conditions nécessitant une modification des plans et insérées directement dans la

motivation en application de l’article 191 du CoBAT:

o Abattage d’arbre(s):

Abattage de 2 à 4 arbres, les plans manquent de précisions quant au nombre et aux

essences concernées. Aucune information quant aux dimensions des sujets

concernés non plus.

o Replantations:

Aucune replantation de prévue. Le Service Vert ne peut statuer sur le dossier sans la

réalisation d’un plan de plantation et la mise en conformité des plans existants.

o Compléter le plan d’implantation en ce sens:

Présenter des plans complétés en ce sens avant la délivrance du permis

d’urbanisme.

o l’avis du Service Technique de la Voirie émis le

Conditions nécessitant une modification des plans et insérées directement dans la

motivation en application de l’article 191:

1.1. Gestion des eaux pluviales sur la parcelle

– Principes généraux :

Le dispositif d’évacuation des eaux pluviales sera géré de manière à minimiser

l’impact de celles-ci sur le réseau public d’égouttage. Par ordre de priorité, les

solutions à privilégier sont :

  1. L’infiltration dans le sol :

• A condition que le terrain ne soit pas inclus dans les zones 2 et 2b de

protection des captages de Vivaqua, qu’il offre l’espace suffisant, que la

nappe phréatique soit située à plus de 2m de profondeur et que le test de

percolation soit positif ;

• Projet situé en zone 3 de protection des captages Vivaqua de la Cambre et

de la Forêt : l’infiltration y est possible pour les eaux claires uniquement, de

préférence via un système d’infiltration proche de la surface du sol (puits

perdant exclu) et après accord écrit de Vivaqua sur la solution retenue. Le

demandeur prendra les dispositions adéquates pour éviter l’infiltration de

quelque polluant que ce soit.

• Le dispositif d’infiltration doit être renseigné sur les plans (noue drainante,

fossé drainant, bassin d’orage infiltrant, drains dispersants, puits

d’infiltration…).

• Les dispositifs de type noue, fossé ou bassin sec peuvent être

accompagnés de plantations permettant l’évapo-transpiration, une meilleure

infiltration et une certaine dépollution ;

• Le dispositif d’infiltration doit inclure un volume tampon suffisant afin de

compenser le délai entre l’arrivée d’eau et sa percolation dans le sol.

• Le dispositif d’infiltration peut être équipé d’un rejet de trop-plein vers

l’égout, dont le diamètre et le débit seront indiqués et soumis à l’accord de

Vivaqua.

• Outil de gestion de l’eau de pluie et info-fiches relatives à l’infiltration

téléchargeable sur le site web de Bruxelles-Environnement.

  1. Le rejet, après temporisation, dans le maillage bleu ou le maillage bleu plus

moyennant avis positif de Bruxelles-Environnement et aux conditions émises

par celle-ci.

  1. A défaut de pouvoir appliquer l’une des solutions précédentes, le rejet des

eaux pluviales dans le réseau d’égouttage public peut être adopté aux

conditions suivantes :

• Evacuation retardée par l’usage d’un bassin d’orage dimensionné pour

contenir 50 litres d’eau par m² de surfaces de toitures en projection

horizontale ;

• Le bassin d’orage sera placé en complément de l’éventuelle citerne à

récupération et en aval de celle-ci ;

• L’orifice d’ajutage du bassin d’orage sera dimensionné pour permettre un

débit de fuite égal à maximum 10% du débit entrant en tenant compte d’une

pluie décennale de 20 minutes ;

• Vu l’impossibilité de garantie de leur bonne exécution et de leur maintien,

les toitures vertes seront comptées comme toitures ordinaires dans le

calcul ;

• Il est conseillé de placer un clapet anti-retour sur le raccordement à l’égout,

afin d’éviter le refoulement de ce dernier vers le réseau privé en cas

d’orage.

• Dans le cas d’un raccordement du réseau d’eaux pluviales à l’égout public,

les caractéristiques du bassin d’orage doivent être soumises à l’approbation

de Vivaqua avant la mise en oeuvre du permis.

• Contact : VIVAQUA Assainissement, rue de Lusambo 21/23 – 1190 Forest ;

02/334.37.76, christophe.vanhove@vivaqua.be.

– Quant à l’espace public :

o Conformément à l’article 15 du Règlement Général de Police, il est interdit

de laisser s’écouler sur l’espace public les eaux de quelque nature que ce

soit depuis les propriétés bâties ou non bâties.

o En cas de trop grande difficulté technique pour récupérer les eaux pluviales

du versant de toiture donnant sur la rue, autorisation peut être accordée par

le Collège de placer une descente d’eau pluviale en façade à rue dont les

eaux s’écouleront sous le trottoir au moyen d’une gargouille en fonte de

forme carrée, placée conformément à l’article 23 du règlement communal

sur les trottoirs. La descente d’eau pluviale sera dans la mesure du possible

encastrée dans la façade de manière à ne pas dépasser du front de bâtisse.

o Les balcons et terrasses seront conçus de manière à ne pas laisser

s’écouler d’eau sur l’espace public et à l’évacuer vers le système

d’égouttage de l’immeuble.

– Quant au projet :

o Note est prise de la décision de placer un bassin d’orage de 20 m³ destiné à

recueillir les eaux d’une superficie imperméabilisée totale de 395 m².

o Le demandeur est invité à justifier l’abandon de l’infiltration des eaux

pluviales, la parcelle offrant a priori cette possibilité.

o L’abandon motivé de la solution de l’infiltration des eaux pluviales entraîne

de facto l’obligation de pose d’un bassin d’orage répondant aux

prescriptions de la Commune et d’Hydrobru.

o Le plan n° PU_2_300 opère une confusion entre citerne et bassin d’orage,

en joignant la fiche technique d’une citerne n’offrant que la fonction de

« filtration et stockage d’eau de pluie pour récupération » mais pas celle de

bassin d’orage. En outre, le plan ne renseigne que la présence du trop-plein

de sécurité, en omettant l’orifice de vidange ralentie en partie basse.

Vu les avis rendus par les instances consultées en cours de procédure, à savoir :

o l’avis de Vivaqua émis le 09.04.2015

Vu l’avis du SIAMU émis le et joint à la demande: non encore fourni

4 : Description situation existante

Considérant que les caractéristiques des lieux font apparaître ce qui suit :

o L’îlot dans lequel se situe la demande est formé par l’avenue Churchill, la rue E. Cavell

et l’avenue Montjoie,

o Il est bien desservi par les transports en commun,

o L’avenue est bordée d’immeubles et de maisons implantés en recul, de gabarit

variable.

o L’ancienne maison de maître de 4 façades est le seul bâtiment de l’îlot à être implanté

avec un recul important recul par rapport à l’alignement général.

o Elle présente un volume comme suit :

o Le volume principal présente un gabarit de bel étage+2+T, et une travée d’accès

en façade latérale (au niveau du bel étage +1)

o Le long de la mitoyenneté de droite, à l’avant de ce volume principal, se trouve

une travée de service :

– de gabarit bel étage +1+T,

– dont la toiture retrouve le niveau du faîte de la maison principale et son niveau

de corniche en façade arrière,

o À l’alignement, contre le mitoyen de droite, un garage de gabarit R+T en appentis,

o Les façades sont en briques, en harmonie avec les maisons voisines,

o La zone de recul est marquée par un arbre remarquable (arbre à perruque),

o Le couvert végétal du jardin, orienté au Nord de la parcelle, est pauvre, mais

comprend plusieurs arbres,

o Le relief est marqué :

o dans la zone de recul, de sorte que le bel étage est situé 1 niveau plus haut que la

voirie.

o Vers le fond du jardin qui est +/- 1 niveau plus haut que la partie centrale du

terrain.

o La zone de recul, ainsi que la partie arrière du terrain, est transformée en

stationnement,

o La parcelle est entourée de murs de jardin,

o Selon le registre de la population, la maison a été inoccupée entre 1976 et 1986.

o A partir de 1992, on compte 2 occupations partielles,

o La présence de bureau dans le bâtiment est attestée par la situation existante de fait

du PRAS qui résulte d’une déclaration du propriétaire de l’époque (Envoi recommandé

au MRBC le 13.10.1998, déclaration du demandeur pour le relevé de la situation

existante de fait du PRAS: 450m²),

5 : Description demande telle qu’introduite

Considérant que la demande telle qu’introduite vise :

Dans la villa de maître existante:

o le maintien de bureau et l’augmentation de superficie jusque +/- 500m²,

o l’aménagement de deux appartements au 2ème étage et comble,

A front de rue;

o la démolition d’un garage et la construction d’une maison unifamiliale, contre le

mitoyen de droite,

o la mise en valeur de la zone de recul,

En intérieur d’îlot:

o le maintien d’un parking de fait en fond de parcelle pour 9 emplacements,

6 : Motivation sur la demande

Considérant que la demande telle qu’introduite suscite les considérations générales

suivantes :

o le projet vise la réaffecter de l’immeuble existant et la construction d’une maison

unifamiliale à front de rue,

Considérant que la demande telle qu’introduite suscite les considérations particulières

suivantes :

o en matière de programme :

o pour la villa existante,

o le bureau existant a été confirmé lors de la situation existante du PRAS à

raison de 450m², déclaré à l’époque par le propriétaire concerné,

o la demande porte cette superficie à 500m² en affectant le rez-de-chaussée et

le 1er étage,

o selon des réclamations, la superficie de bureau dépasserait les 500m² limités

par le PRAS,

o la note socio-économique précise que le nombre de postes de travail est limité

à +/- 10 ; le projet prévoit des salles de réunions, répondant au projet du

demandeur de regrouper des représentants des firmes étrangères qu’il

représente ;

o la CaSBA est positive en zone d’habitat (3852m²), le bien est situé en zone

d’habitation,

o le 2ème étage et les combles sont aménagés en logement, à savoir un

appartement de 3 chambres au 2ème étage et un appartement de 2 chambres

dans les combles,

o au sous-sol, la partie arrière est aménagée en un appartement de 1 chambre

et le solde en caves et locaux techniques et communs,

o à front de rue:

o la construction d’une maison unifamiliale de 4 chambres,

o le rez-de-chaussée est affecté en garage, 2*2 emplacements en alignement,

dont 2 pour les bureaux et 2 pour le logement,

o en matière d’implantation et de gabarit :

o la villa est étendue à l’arrière de la travée de droite sur 4 niveaux. Cette extension

se situe dans un angle du bâti qui présente peu d’ouverture de sorte que

l’extension ne porte pas atteinte à la cohérence de la construction et de son style

architectural,

o cependant, les baies et la terrasse sont susceptibles d’entraîner des vues vers la

parcelle de droite, même si ces vues sont conformes au Code civil,

o un accès est créé en façade latérale de droite afin de donner accès aux locaux

communs (vélos et poubelles et chaufferie),

o en matière d’aménagement des abords et de couvert végétal :

o si la nouvelle construction réduit la superficie de la zone de recul, celle-ci est

remise en valeur en créant une pelouse autour de l’arbre à perruque et en

organisant les accès piétons autour de celle-ci, la qualité de paysagère de la zone

de recul est dès lors améliorée,

o le projet prévoit l’abattage d’un arbre au lieu de l’extension, les plans manquent de

précisions quant au nombre et aux essences concernées. Aucune information

quant aux dimensions des sujets concernés non plus,

o des haies sont prévues à l’arrière du bâtiment existant, le long du mitoyen de

droite,

o l’aménagement du parking est complété autour des arbres,

o globalement, le projet augmente la verdurisation de la parcelle, mais sans être

précise,

o le projet doit cependant être plus ambitieux à ce point de vue pour accompagner le

parking extérieur q-dont le nombre d’emplacement doit être limité par des

aménagements plantés,

o en matière de mobilité, d’accessibilité et de stationnement :

o le parking à l’arrière de fait a été aménagé en 1986 par la construction d’une

rampe,

o il a été maintenu tout au long de l’occupation de l’immeuble,

o le projet maintient le parking en fond de parcelle, entre les arbres, soit 9

emplacements (visible sur d’anciennes photographies aériennes). L’annexe 1 en

mentionne 15,

o le portail d’accès est maintenu, mais réaménagé avec l’accès piéton ; il doit

cependant être précisé,

o en matière de gestion des eaux de pluies et égouttage :

o le bassin d’orage de 20 m³ destiné à recueillir les eaux d’une superficie

imperméabilisée totale de 395 m². Le demandeur est invité à justifier l’abandon de

l’infiltration des eaux pluviales, la parcelle offrant a priori cette possibilité.

L’abandon motivé de la solution de l’infiltration des eaux pluviales entraîne de facto

l’obligation de pose d’un bassin d’orage répondant aux prescriptions de la

Commune et d’Hydrobru.

o Le plan n° PU_2_300 opère une confusion entre citerne et bassin d’orage, en

joignant la fiche technique d’une citerne n’offrant que la fonction de « filtration et

stockage d’eau de pluie pour récupération » mais pas celle de bassin d’orage. En

outre, le plan ne renseigne que la présence du trop-plein de sécurité, en omettant

l’orifice de vidange ralentie en partie basse.

o aux autres aspects propres à la demande :

o le local vélo et le local poubelle sont situés au demi-sous-sol, accessibles par la

zone latérale,

Considérant qu’au regard des différents motifs de mesures particulières de publicité, le projet a

suscité les observations suivantes :

Quant à l’aménagement paysager:

o la demande est accompagnée d’un réaménagement paysager du fond de la parcelle

par l’aménagement d’une terrasse pour le logement du bas, un écran végétal et des

zones plantées autour des arbres existant sur le talus,

o le plan est cependant peu précis quant aux essences et dimensions des arbres,

o le maintien du parking de fait est limité à 9 voitures ; l’aménagement paysager doit être

renforcé afin de limiter explicitement les possibilités de stationnement à ces 9

emplacements,

o le jardin arrière attenant au logement du demi-sous-sol est creusé afin d’offrir des

portes fenêtres au logement, donnant sur une terrasse,

o la végétalisation de la zone latérale de gauche de l’accès carrossable doit être

également renforcée,

Quant à l’extension du bâtiment principal:

o l’extension arrière de la travée de droite du bâtiment existant est implantée à 2.92

mètres de la limite latérale de la parcelle est située sous le niveau de la corniche; la

façade latérale existante est située à +/- 2.45 mètres,

o elle se situe dans un angle du bloc capable de l’immeuble sans porter atteinte l’unité

de cette construction,

o les vues vers les parcelles de droite peuvent cependant être supprimées pour réduire

l’impact du projet sur les parcelles voisines,

o en façade avant, la lucarne est largement en retrait, ce qui limite les vues vers la

parcelle de droite,

o la terrasse (6m²) à l’avant de la travée de droite destinée à la cuisine de l’appartement

est située à +/- 4 mètres de la limite latérale de droite, face à la nouvelle construction à

front de rue. La vue éventuelle vars la parcelle de droite est très faible, vu l’obliquité de

cette direction,

o la partie accessible de la terrasse (10m²) à l’arrière de la travée de droite au profit de la

cuisine de l’appartement du 3ème étage est distante de 4.2 mètres de la limite latérale

de droite de la parcelle, cependant, vu sa situation en hauteur, elle engendre des vues

vers l’intérieur d’îlot,

o en commission de concertation, le demandeur propose de supprimer l’accès dus

bureaux à l’ascenseur partager avec les logements et de placer un dispositif en façade

latérale,

Quant à la maison unifamiliale à front de rue:

o le volume et l’architecture de la maison prévue à front de rue sont sobre et moderne, et

s’adapte aux particularités du quartier avec le parement en brique. L’étage en recul

permet de donner un aspect plus léger du dernier étage visible dans la perspective de

la rue,

o la construction à front de rue permet de supprimer un mur mitoyen aveugle dans la

perspective de la rue et de terminer le bâti en ordre continu implanté à l’alignement,

o la hauteur de la façade est légèrement plus haute que la maison de droite, après une

travée de raccord, ce qui limite l’héberge. Sur ce tronçon de rue les hauteurs de

façade sont variables, las gabarits variant de R+1 à R+3 et encore davantage pour

l’immeuble d’angle. Le programme d’une maison unifamiliale est adapté au quartier et

sa construction permet de supprimer dans le paysage de la rue un mur mitoyen

aveugle,

o la circulation verticale de la maison implantée à front de rue présente une toiture plate

en deux niveaux ce qui permet d’éviter la rehausse du mur mitoyen de droite,

7 : Conditions de modification de la demande pour qu’elle réponde au bon

aménagement des lieux

Considérant que la demande doit se conformer aux conditions suivantes pour répondre

au bon aménagement des lieux :

o supprimer les baies de l’extension arrière du bâtiment principal vers la parcelle de

droite ainsi que la terrasse aménagée sur la toiture plate,

o aménager les emplacements du parking en dalle gazon, densifier la végétation pour

limiter la capacité à effectivement 9 emplacements,

o densifier la végétation en zone latérale de droite le long de l’accès carrossable,

o préciser les aménagements des abords (dimension, essence des arbres, …),

o soumettre à l’avis du service vert avant délivrance le plan d’aménagement des abords

visant l’abattage des arbres et un projet de replantation visant à augmenter les qualités

paysagère de la parcelle en augmentant notamment les plantations le long des limites

de la parcelle et en précisant les essences envisagées pour les haies,

o corriger l’annexe 1 (9 emplacements en situation projetée),

o préciser le nouvel aménagement en plan et élévation des portails,

o fournir des schémas explicatifs sur le calcul de superficie de bureau,

o renoncer à la proposition faite en Commission de concertation de placer un élévateur à

l’extérieur,

Que ces modifications répondent aux conditions cumulatives:

o de ne pas modifier l’objet de la demande en ce que le programme n’est pas modifié,

o d’être accessoires en ce qu’elles portent sur une amélioration de l’aménagement des

abords,

o de répondre à une objection que suscitait la demande telle qu’introduite en ce que les

qualités paysagères de la parcelle doivent être améliorées,

Considérant que ces modifications sont telles que l’article 191, alinéa 2 du CoBAT est

d’application;

Considérant également que par rapport à ces conditions, le demandeur peut, de sa

propre initiative, modifier sa demande en application de l’article 126/1du CoBAT ;

Considérant qu’il s’indique en conséquence

o de modifier et/ou compléter les plans et documents qui constituent la demande la

demande sur les aspects décrits ci-dessus ;

o d’indicer et de dater les modifications, en y renseignant, selon le cas, l’article du

CoBAT en application duquel la modification est apportée à la demande, et le cas

échéant, pour l’article 191 la date de l’avis du Collège et/ou celui du Fonctionnaire

délégué qui les imposent ;

o de modifier les formulaires en conséquence.

AVIS FAVORABLE unanime en présence du représentant de Bruxelles

Développement urbain aux conditions émises ci avant

 

La Commission Européenne est encore au XXème siècle !

La France et le Luxembourg appliquent des taux de TVA de 5,5 et 3 % à la livraison de livres numériques.
La Commission Européenne et son bras judiciaire estiment que ces deux pays contreviennent aux obligations que leur impose la Directive européenne sur la TVA. Elles rappellent que le taux de TVA réduit peut s’appliquer à la fourniture de livres «sur tout type de support physique». Or le livre électronique n’est pas livré avec un support physique ! De plus, cette Directive exclut d’appliquer un taux réduit « aux services fournis par voie électronique ». Le Luxembourg est en plus en infraction à la directive qui interdit un taux réduit inférieur à 5 %. C’est à mon avis la seule chose qu’il devrait corriger, sauf à solliciter une modification européenne du taux de TVA minimum.
Je suis auteur et acheteur de livres sur Amazon et Itunes de Apple. Il me plait d’acheter ainsi les livres que je veux lire et j’ai des centaines de clients qui pensent de même pour les miens.
On peut déjà argumenter, me semble-t-il, sur l’absence de fourniture d’un support. Amazon livre sur demande ses lecteurs Kindle. Ils sont bien pratiques et ils se vendent bien. On peut donc argumenter que celui qui achète chez Amazon achète le support en une fois pour ses nombreux achats et donc non seulement il a droit au taux réduit pour ses nombreux achats, mais il devrait l’avoir aussi pour l’achat du Kindle ! Quant aux documents achetés sur Itunes l’expérience montre que les lire sur un autre support que l’Ipad ou un outil Apple est un parcours du combattant qu’en tous cas moi, utilisateur régulier des moyens modernes de communication, je n’ai pas envie de parcourir ! Dans les deux cas, c’est donc bien le même fournisseur qui livre le contenu et le contenant.
Mais l’argument essentiel contre la position de la CE me semble être sa position si carrée d’habitude pour s’attaquer aux cartels destinés à supprimer la concurrence entre les entreprises d’un même secteur.
Il est évident que la situation telle que voulue par la CE handicape la concurrence pour un même produit entre les vendeurs d’ebooks et les éditeurs papier classiques. Mais ce n’est pas le même produit, répond la CE.
Si, c’est le même produit ! C’est un roman, c’est un livre scientifique, c’est un recueil de recettes de cuisine, c’est tout ce que vous voulez que l’on peut trouver sur papier, mais aussi sur ebook et est alors plus accessible et beaucoup moins coûteux: vous avez déjà vu une animation sur papier ? Sur ebook, elles sont fréquentes et permettent à l’auteur de mieux présenter ses arguments. Par exemple, dans La lumière c’est pas clair, je présente le champ électromagnétique en animation et la production de franges d’interférences qui ont convaincu il y a plus de 300 ans la communauté scientifique que la lumière était des ondes et non des particules comme l’affirmait Newton. Il a fallu Einstein pour démontrer que la lumière est les deux à la fois. Une onde, dont le message est transporté par une particule.
Ebooks et livres papier sont deux concurrents sur le même marché. L’Europe n’étant nulle part sur le marché de l’ebook, ses éditeurs se font protéger d’une concurrence évidente par une TVA discriminatoire. Et la CE dont la TVA est la principale ressource directe, jubile de cette demande. Honte au cartel des éditeurs européens et de la CE ! Merci à la France et au Luxembourg.

La Ligue des droits de l’homme et la démocratie !

Alexis Deswaef, président de La Ligue des droits de l’homme est impressionné par l’adoption législative par les partis traditionnels d’une série de revendications émises il y a 20 ans par le Vlaams Blok concernant l’immigration. L’élève, je suppose qu’il parle des partis traditionnels, a dépassé le maître !

Il y a 20 ans les dits partis traditionnels ont créé deux types de partis. Ceux qui étaient « démocratiques » et ceux qui ne l’étaient pas, qualifiés « antidémocratiques », dont le Vlaams Blok. Et pour bien marquer la distinction, ils ont en plus créé un « cordon sanitaire ». Aucun de ceux qui se qualifiaient « démocratiques » ne pouvait entrer dans un gouvernement contenant un « antidémocratique »: ces derniers étaient confinés en dehors du « cordon sanitaire ».

L’élève ayant dépassé le maître, je suppose que, pour Alexis Deswaef, il n’y a donc plus que lui du bon côté du « cordon sanitaire ». Il reste le seul digne de gouverner la Belgique. Heureusement pour lui, le ridicule ne tue pas !

Grève ou émeute

La grève a été créée il y a plus d’un siècle pour équilibrer le rapport de force entre le patronat et les ouvriers. La grève s’est révélée comme un outil puissant et efficace. Je n’hésite pas à dire que la grève a apporté à l’occident la prospérité et la supériorité démocratique et économique sur le reste du monde. Au début du XXème siècle, le monde était quasi entièrement sous obédience occidentale, et je pense que c’est en partie grâce à la grève.

La grève est à l’origine une arme puissante utilisée par les travailleurs contre les abus économiques du patronat. Un patronat qui écrasait les travailleurs en confisquant à son seul profit les richesses créées en abondance par l’alliance indispensable du Capital et du Travail.

Les grèves actuelles à répétition sont d’un tout autre acabit. Elles sont, selon les déclarations expresses des responsables syndicaux, dirigées contre les projets du gouvernement. Avant même toute négociation. Et cette fois, elles ne sont pas dirigées contre un patronat abusif, mais contre un gouvernement démocratiquement installé par un parlement démocratiquement élu.

Décrivons ces grèves en bref : blocages méchants : des voies de communication routes et chemins de fer, des zonings, des grands commerces, des banques, saccage méchant de petits commerces dont la survie est en jeu, menaces de crever les pneus des voitures, injures  et brutalité à l’égard des opposants. Tout y est pour qualifier ces actions d’émeute.

Leur but est uniquement politique : faire plier ou tomber le gouvernement démocratique, par les moyens généralement utilisés par des émeutiers anarchistes. Avec la bénédiction des opposants politiques qui paradent la bouche en cul de poule à la télévision. Et ils disent défendre la démocratie ! Honte à eux !

Deprez et Milquet, même combat !

Mon article « Les vieux crocodiles s’embrouillent »,  classé dans la même catégorie « Politique belge », rappelle comment Monsieur Deprez ayant incrusté son PSC sur la gauche et voyant sa décrépitude sans espoir de redressement, l’a quitté sans vergogne pour le MR.

La situation de Monsieur Lutgen et Madame Milquet, englués dans  une coalition de gauche, bonne pour la Wallonie, mais dont ne veut pas la Belgique, est tout aussi désagréable. Si vous en doutez, relisez « Un homme politique me répond ». Comme Monsieur Deprez quand il avait ruiné le PSC, ils se rendent compte qu’ils se sont coupés de l’avenir de la Belgique , ils essayent d’en ressortir par le haut en suggérant au MR, pauvre petit isolé au milieu des méchants flamands, de compter sur eux pour l’aider à établir et à appliquer sa stratégie de défense.

Comme par hasard, ils proposent comme premiers sujets de discussion les circulaires Peeters et la création d’une communauté métropolitaine pour Bruxelles. Sujets communautaires s’il en est.  Ce n’est plus la NVA qui veut diviser le pays. Il y a quelques semaines, c’était le PS qui se voyant exclu par le parlement représentant la population belge, s’était retiré sur ses terres en menaçant d’éclatement la Belgique.

Depuis ce 4 novembre, le cdH reprend le rôle, complètement déboussolé par la constitution d’une coalition à laquelle il a hautainement refusé de participer au nom de son honneur (!), et essaye de se présenter en sauveur du pays qui empêchera les méchants flamands de le dépecer et évitera aux naïfs MR de tomber dans le panneau.

Aussi culottés que Monsieur Deprez en son temps ! Leur décision « à gauche toute« , encore confirmée par l’éjection d’Anne Delvaux au profit de Claude Rolin, leur rend impossible d’encore prétendre représenter un Centre « capable de faire la synthèse des aspirations de la population ».  En attendant, ils font un tort considérable à la Belgique en renforçant le sentiment de lassitude de la partie Nord du pays, par leur refus du choix de la majorité des électeurs belges.